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    Après Dubaï, peur sur les "PIGS"

    [ 08/12/09  - 15H50   - actualisé à 16:19:00  ]

    Le bloc des quatre pays jugés fragiles de la zone euro - Portugal, Irlande, Grèce, Espagne - fait l'objet de rumeurs croissantes sur les marchés, qui ont déclenché un repli des Bourses mardi. La note de <st1:personname productid="la Grèce" w:st="on">la Grèce</st1:personname> a été abaissée par Fitch.    

    AFP/Kostas Tsironis

    Après la fin du mirage Dubaï, la peur d'un retour de flamme de la crise financière concerne désormais les " PIGS". L'acronyme volontairement péjoratif attribué par des traders anglo-saxons à l'ensemble Portugal-Irlande-Grèce et Espagne ("Spain" en anglais) fait florès depuis quelques semaines sur les marchés et dans la presse britannique. Il n'est pas étranger à l'accès de faiblesse des Bourses mondiales mardi, à la faveur de l'abaissement de la note de <st1:personname productid="la Grèce" w:st="on">la Grèce</st1:personname> par l'agence Fitch.

    En raison de fortes "inquiétudes" sur les finances publiques du pays et d'"incertitudes" sur la reprise économique, Fitch a en effet baissé sa note de A- à BBB. Lundi, Standard and Poor's avait déjà mis sous surveillance la note de crédit à long terme du pays. Ce deuxième coup de semonce a fait chuter mardi <st1:personname productid="la Bourse" w:st="on">la Bourse</st1:personname> d'Athènes de 4,8% en début d'après-midi. Soumise à de fortes pressions depuis la crise de Dubaï, <st1:personname productid="la Grèce" w:st="on">la Grèce</st1:personname> se trouve dans le collimateur depuis deux semaines en raison de l'explosion de son déficit public, prévu à 12,7% du produit intérieur brut (PIB), et de sa dette publique, attendue à 113% du PIB pour la fin de l'année et à 120% en 2010. Selon Fitch, la dette publique grecque pourrait en réalité atteindre près de 130% de son PIB. Côté croissance, ce n'est pas brillant non plus : le PIB s'est contracté de 0,4% au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent et a reculé de 1,7% en glissement annuel, selon les dernières données du service national des statistiques (Esye). Le gouvernement grec compte sur un recul du PIB de 1,2% en 2009, et de 0,3% en 2010, selon le projet de budget.

    <st1:personname productid="la Grèce" w:st="on">La Grèce</st1:personname> vient d'être dégradée, mais l'Irlande, le Portugal et l'Espagne inquiètent aussi. Fortement endettés, touchés de plein fouet par la récession, un ou plusieurs de ces pays pourraient être forcés de quitter la zone euro, selon certaines rumeurs de marché. Faux, rétorquent les économistes, qui notent que l'abandon de la monnaie unique serait au contraire synonyme de confusion et de perte de protection d'un véritable bouclier économique et monétaire. La véritable interrogation toucherait plutôt à l'impact d'une aggravation potentielle des difficultés des " PIGS " sur l'ensemble de la zone euro. La monnaie européenne perdait d'ailleurs plus d'un cent face au dollar mardi en milieu d'échanges.

     


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