• Avis de tempête sur le football européen

    Avis de tempête sur le football européen


    Londres Correspondant

                La crise économique a eu peu d'effets sur les vingt clubs les plus riches du monde dont les revenus ont progressé, lors de la saison 2008-2009, pour s'élever à 3,9 milliards d'euros. Telle est la conclusion de l'enquête annuelle du classement Deloitte Football Money League publiée, le 2 mars, et qui fait autorité en matière de " foot business ".

    Le Real Madrid est à la première place. Suivent Barcelone, Manchester United, Bayern Munich et Arsenal.

    A écouter le cabinet comptable, au cours de l'actuelle saison, les clubs de foot connaîtront une augmentation modeste de leurs revenus malgré l'impact de la récession. Le ballon rond est, en effet, un étrange animal, roulant plus vite que l'économie en général en période de boom et ralentissant moins rapidement lors du ressac conjoncturel.

    Dettes et faillites

    Comment expliquer dans ces conditions le triste sort actuel des clubs de la Premier League anglaise ? Certes, le berceau du sport place sept équipes parmi les vingt premiers. Reste que la majorité des formations, qui tenaient le haut du pavé en Europe, croulent, aujourd'hui, sous les dettes (Le Monde du 12 janvier).

    C'est le cas des grands clubs comme Manchester United et Liverpool. Arsenal traîne toujours, comme un boulet l'amortissement, des frais de construction du prestigieux Emirates Stadium et les difficultés du futur complexe immobilier érigé sur le site de son ancien stade d'Highbury.

    Portsmouth, l'actuelle lanterne rouge du championnat, a dû se déclarer en faillite. La situation de West Ham et d'Hull City est calamiteuse.

    Seules s'en sortent les enseignes rachetées par des hommes d'affaires aux poches profondes : Chelsea, propriété de l'oligarque Roman Abramovitch, Manchester City (Cheikh Mansour Ben Zayed) ou Aston Villa (Randy Lerner). Après des années d'expansion fondées sur la trilogie des revenus des droits de diffusion, du merchandising et de la billetterie, les finances des clubs de l'élite d'outre-Manche pèsent désormais sur leur avenir.

    " Si les clubs sont mal gérés, dépensent plus qu'ils ne gagnent pour payer des stars, cela finit inévitablement mal ", souligne John Williams, directeur du centre de sociologie du football de l'université de Leicester.

    Pour sortir de la crise, l'heure est à l'austérité, en particulier concernant la rémunération des joueurs.

    M. R.


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