• Biens de consommation cherchent acheteurs

    Biens de consommation cherchent acheteurs

    Des produits alimentaires de marque au shampoing en passant par les crèmes de beauté, les consommateurs hésitent de plus en plus avant de mettre la main au portefeuille. Altérant, au passage, la visibilité sur les revenus des fabricants cotés de biens de consommation.

    Deux clans ont émergé de la saison des résultats. D'un côté les industriels occidentaux dont les carnets de commandes se garnissent avec la frénésie acheteuse des pays émergents où malgré un léger ralentissement les taux de croissance de PIB dépassent allégrement les 5%. De l'autre, les acteurs de la sphère des biens de consommation, qui, à l'image des nouvelles du jour, doivent composer avec une demande plutôt morose. Ainsi après Danone, Unilever et Baiersdorf ont-ils suscité des réactions épidermiques au sein de la communauté financière.

    Le numéro trois mondial de l'agroalimentaire a publié un chiffre d'affaires décevant au titre du deuxième trimestre tout en se montrant prudent pour la seconde partie de l'année. De son côté, le groupe allemand de cosmétiques, propriétaire de la marque Nivea, a fait état pour sa branche Consommation de résultats décevants au premier semestre. Notamment, à cause de ventes en repli outre-Rhin et plus généralement en Europe. Ainsi, dans le sillage d'Unilever et Baiersdorf, L'Oréal dont la publication des comptes du premier semestre est prévue le 25 août, est-il victime d'un courant vendeur depuis le début de la séance.

    La réaction des investisseurs est d'autant plus épidermique que les domaines de l'agroalimentaire ou encore des cosmétiques figurent en tête des secteurs les plus performants sur le plan boursier par rapport à leurs niveaux précédant la chute de Lehman Brothers. Jusque-là, les opérateurs leur trouvaient des vertus défensives. Mais aujourd'hui, il devient plus compliqué pour les professionnels de la grande consommation de justifier leur valorisation boursière.

    Car avec la crise, les modes de consommation ont changé et les ménages ne paient plus pour voir mais bel et bien pour ce dont ils ont réellement besoin. En clair, soit très cher, soit très peu cher. Entraînant, au passage, une vraie crise du moyen de gamme surtout dans les pays occidentaux. A moins que les Européens et les Américains ne se décident à remettre la main au portefeuille à leur retour de vacances, il ne serait pas donc étonnant d'assister à un mouvement de désaffection sur les actions L'Oréal et consorts dans les mois à venir.

    Fabio Marquetty


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