• Bruxelles veut étendre la MIF aux obligations et aux dérivés

    RéGULATION

    Bruxelles veut étendre la MIF aux obligations et aux dérivés  

    La Commission prévoit d’étendre le champ de la directive qui est actuellement limité aux marchés d’actions. Les plates-formes traditionnelles et alternatives auront les mêmes contraintes.

    Après les actions, les obligations et les dérivés. Près de trois ans après son entrée en vigueur, la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers (MIF), qui a mis fin au monopole des Bourses en Europe et ouvert la voie à toute une série de plates-formes alternatives de négociation pour les actions, pourrait bientôt être étendue« aux marchés obligataires et surtout aux marchés de produits dérivés ».C’est ce qu’a annoncé hier à Bruxelles le commissaire européen au Marché intérieur et aux Services financiers, Michel Barnier, devant un parterre de banquiers venus assister aux auditions organisées par la Commission avant de proposer un projet de révision du texte« au printemps 2011 ». L’objectif de cette extension :« mettre fin à l’opacité qui règne sur une partie des marchés, des acteurs et des activités aujourd’hui non couvertes par la directive ».

    Révision de la transparence

    La transparence, le commissaire souhaite aussi la renforcer sur la prénégociation, le texte actuel ayant conduit à une telle fragmentation des marchés que le bon déroulement du processus de formation des prix peut s’en trouver affecté. Les « dark pools », où les intervenants peuvent échanger des blocs de titres en toute confidentialité jusqu’à leur exécution, sont dans la ligne de mire de la Commission.« Environ 40 % des transactions de gré à gré réalisées sur les valeurs de l’Euro Stoxx 50 sont d’un montant de moins de 7.500 euros,estime Roland Bellegarde, vice-président exécutif et  responsable de l’exécution et de la cotation européennes chez Nyse Euronext.Or, en dessous d’une  certaine taille d’opération, la confidentialité devient inutile, elle laisse la place à l’opacité. »Les règles actuelles de transparence post-négociation seront également revues. Michel Barnier n’a pas dit s’il laisserait l’industrie s’organiser pour mettre elle-même en place un système commun d’information, ou s’il le lui imposerait, comme aux Etats-Unis.Bruxelles, qui entend par ailleurs responsabiliser les acteurs« en éliminant les prises de risque excessives »et renforcer la protection des investisseurs, en particulier des PME, compte aussi garantir une concurrence équitable entre plates-formes traditionnelles et alternatives.« Les conditions d’établissement, d’organisation et surtout d’exercice doivent être homogènes entre les intervenants, avec des obligations proportionnées », a souligné Michel Barnier. Recommandée avant l’été par le comité réunissant les régulateurs européens des marchés (CESR), la régulation des « crossing networks », qui permettent aux banques de négocier des titres en bilatéral avec leurs clients, semble acquise. Michel Barnier a enfin indiqué qu’il regarderait« de très près »le trading à haute fréquence.

    ALEXANDRE COUNIS
    correspondant à Bruxelles

    Extraordinaire, l’argument transparence pour faire plus d’opacité.

    Ce n’est pas moi qui le dit mais les opérateurs de marché .

    Demander à votre banquier de vous justifiez le prix (achat/ ou vente) d’une action vous aurez des réponses très vagues car il n’en sait rien.

    MIF - enquête de l'AGEFI

    MIF : Les ratés de la libéralisation

    MIF : liberté, inégalité, opacité Pierre-Angel Gay éditorialiste de la Tribune

    MIF ( (coûts, transparence, marchés éclatés, etc...)


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