• Coordonner les politiques économiques (Le Monde Economie )

    La concertation entre les Etats prévue lors du G20 de Londres, destinée à éviter que les gigantesques plans de relance n'accroissent les déséquilibres monétaires et commerciaux de la planète, semble avoir fait long feu. L'aide aux pays les plus pauvres, violemment frappés par la crise, n'a pas augmenté en proportion des besoins, mettant en péril la poursuite des objectifs de réduction de la pauvreté

     

                Face à la brutalité de la récession, les pays du G20 n'avaient pas eu trop de mal à se mettre d'accord, le 2 avril à Londres, sur l'utilité des plans de relance, quitte à laisser filer les déficits publics.

    C'est ce qui s'est effectivement produit. Certains pays ont certes davantage stimulé l'activité, à la mesure de leur capacité à s'endetter ou de leurs réserves financières, d'autres beaucoup moins. Mais tous ont aussi perdu massivement des recettes budgétaires et vu le coût de la protection sociale augmenter. L'envolée des déficits publics a donc, comme prévu, servi d'amortisseur économique et social face à la crise.

    Mais le tableau est plus contrasté sur nombre de sujets. Les financements multilatéraux en faveur du commerce international ont eu du mal à se mettre en place. Si des mesures de protectionnisme financier ont bien été évitées, il y a eu des escarmouches dans le domaine du commerce et, surtout, les plans de relance, loin d'être coordonnés, ont cherché à protéger des secteurs ou des entreprises nationales.

    La négociation du cycle de Doha sur la libéralisation des échanges mondiaux n'est pas sortie de l'ornière ; celle sur le réchauffement climatique oppose toujours pays développés et en développement. Les pays du G20 n'ont donc pas abouti sur les questions où leurs intérêts s'entrechoquent, loin de l'unanimité affichée.

    Surtout, les promesses - réitérées à Londres - de tenir les Objectifs du millénaire fixés en 2005 (diviser par deux la pauvreté et la faim dans le monde avant 2015) ne sont toujours pas accompagnées d'actes crédibles à la hauteur de cette ambition. Les ressources consacrées à la sécurité alimentaire, à l'éducation et à la santé dans les pays pauvres restent insuffisantes.



    POINT 6 DU COMMUNIQUÉ DU G20 DE LONDRES. - Nous inaugurons une expansion budgétaire concertée. (...) D'ici à la fin de l'année prochaine - 2010 - , elle s'élèvera à 5 000 milliards de dollars et augmentera la production de 4 %.

    Un rapport d'étape, établi par le secrétariat britannique du G20 et publié le 5 septembre, estime que " la stimulation budgétaire au niveau requis est bien avancée ". Il estime que les déficits publics des pays du G20, en pourcentage de leur produit intérieur brut (PIB), devraient être - en 2009 comme en 2010 - de 5,5 points supérieurs à ceux enregistrés en 2007.

    Les pays du G20 pesant 85 % des 50 000 milliards de dollars du PIB mondial, ce supplément de déficit devrait donc approcher les 2 500 milliards de dollars par an, soit, sur deux ans, l'ordre de grandeur indiqué par le G20 sous le terme neutre " d'expansion (et non de déficit) budgétaire ".

    Dans les plans de relance, les mesures de soutien au pouvoir d'achat et les transferts sociaux ont été plus rapidement mis en oeuvre que les dépenses d'infrastructures, même si ces dernières ont montré des signes d'accélération ces derniers mois. Elles devraient atteindre 0,6 % du PIB du G20 en 2009, et autant en 2010.

    L'objectif de ces dépenses était d'extirper l'économie de la récession. Selon les prévisions de juillet du Fonds monétaire international (FMI), cela serait le cas : l'économie mondiale enregistrerait une croissance de 2,5 % en 2010, après une baisse de 1,4 % en 2009.



    POINT 12 - Nous conduirons toutes nos politiques économiques de façon conjointe et responsable, en tenant compte de leur impact sur les autres pays, nous nous abstiendrons de dévaluations de monnaie compétitives (...). Nous défendrons, aujourd'hui et demain, une surveillance sincère, équilibrée et indépendante par le FMI de nos secteurs économiques et financiers, de l'impact de nos politiques sur les autres et des risques encourus par l'économie mondiale.

    " Depuis le sommet de Londres, les représentants des pays du G20 ont continué à se rencontrer et à coopérer sur de nombreux aspects de la réponse à la crise ", indique le rapport d'étape publié en septembre par le secrétariat britannique du G20. Mais le manque de concertation sur les stratégies de relance budgétaire et monétaire a encouragé la volatilité du marché des changes, même si aucune dévaluation n'a été menée délibérément.

    Par ailleurs, la surveillance par le FMI des politiques macroéconomiques conduites par ses membres n'était jusqu'à présent ni vraiment équilibrée ni totalement indépendante. Géographiquement et intellectuellement proche du Trésor américain, le Fonds épousait certaines des thèses de celui-ci, par exemple lorsqu'il reprenait les arguments américains contre la sous-évaluation manifeste du yuan chinois.

    D'autre part, le FMI pratiquait la révérence et la langue de bois pour s'adresser aux grands pays dont les politiques lui paraissaient pourtant dangereuses, réservant ses conseils les plus impérieux aux pays en développement.

    La crise mondiale a balayé ces prudences et, pour la première fois en 2009, <st1:personname productid="la Chine" w:st="on">la Chine</st1:personname> et les Etats-Unis ont accepté de se soumettre, comme les autres membres du Fonds, à l'audit annuel prévu par le règlement.

    La confirmation du Fonds dans un rôle de vigie mondiale demande cependant que soient mieux précisées les règles de publication de ses analyses et de ses recommandations, car les mettre sur la place publique pourrait provoquer des flambées spéculatives, tandis que leur confidentialité susciterait des accusations de complicité ou de favoritisme.



    POINT 21 - Nous appuyons les discussions sur une charte pour une activité économique durable que nous avons inscrite au programme de notre prochaine réunion.

    Evoquée par le président Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande, Angela Merkel, lors de la préparation du G20 du 2 avril dans une lettre adressée au président de <st1:personname productid="la Commission" w:st="on">la Commission</st1:personname> européenne : la " charte pour une activité économique durable " y est présentée comme un " cadre de travail des Etats et des institutions internationales (...), qui devrait être basée sur les principes du marché tout en visant à assurer une économie mondiale stable, socialement équilibrée et respectueuse du développement durable - devant - aboutir à l'établissement d'une structure de gouvernance mondiale ". En clair, il s'agit d'inscrire la " soutenabilité " comme principe fondamental de l'économie mondiale.

    Le point 21 du communiqué de Londres ne sera vraisemblablement pas le dossier prioritaire du G20 de Pittsburgh. En juillet, le projet en était d'ailleurs toujours à l'état de souhait : Mme Merkel appelait alors encore de ses voeux " le soutien à l'élaboration d'une charte pour l'activité économique durable au prochain sommet du G20 à Pittsburgh ".

    Le rapport d'étape publié le 5 septembre et listant les progrès réalisés depuis le G20 du 2 avril n'y faisait même aucune référence.

    Toutefois les discussions se poursuivent : une réunion s'est tenue le 9 septembre à Washington pour négocier la charte. Et Paris reste optimiste : " <st1:personname productid="la France" w:st="on">La France</st1:personname> soutient activement ce projet qui devrait aboutir à Pittsburgh ", affirme-t-on au ministère des affaires étrangères, partie prenante des négociations.



    POINT 22 - Nous réaffirmons l'engagement pris à Washington - en octobre 2008 - de nous abstenir de dresser de nouvelles barrières à l'investissement ou à l'échange de biens et de services, d'imposer de nouvelles restrictions à l'exportation, de mettre en oeuvre des mesures incohérentes au niveau de l'OMC pour stimuler les exportations.

    La crise et les destructions d'emplois qu'elle provoque font succomber tous les gouvernements à la tentation de protéger leurs entreprises et leurs secteurs en difficulté. Le dernier exemple est la hausse des droits de douane sur les pneus bon marché chinois décidée par le président américain Barack Obama, et la plainte que Pékin a déposée à l'OMC contre cette mesure.

    Le quatrième rapport de 2009 sur le protectionnisme, publié par cette Organisation le 14 septembre, constate " une poursuite des dérapages chez de nombreux pays du G20 " entre avril et août. Ces dérapages ne représentent cependant pas de graves dangers, selon l'OMC, car ils se limitent à des augmentations de droits de douane, des mesures réglementaires, le retour de subventions comme celles que les Etats-Unis et l'Union européenne ont rétablies pour l'exportation de produits laitiers, ou encore le favoritisme de certains plans de relance, dont le soutien n'est accessible qu'aux biens et services nationaux.

    L'OMC estime que ces mesures mettent " des bâtons dans les roues " du commerce international, qui serait en chute de - 10 % en 2009, et qu'elles retardent ainsi la reprise mondiale.



    - Nous ne nous replierons pas dans un protectionnisme financier, notamment par l'adoption de mesures qui entraveraient les mouvements de capitaux dans le monde, en particulier en direction des pays en développement ;

    Depuis le G20 de Londres, aucune mesure évidente visant à restreindre les flux de capitaux n'a été observée. Mais de nombreux pays émergents et en développement ont subi des désinvestissements massifs liés à la crise.



    - Nous assurerons la disponibilité d'au moins 250 milliards de dollars au cours des deux prochaines années pour soutenir le financement des échanges par nos agences d'investissement et de crédit à l'exportation et par les Banques multilatérales de développement ;

    Les mises en garde répétées de Pascal Lamy, directeur général de l'OMC, contre le fort ralentissement des crédits à l'exportation, qui pénalisent celle-ci autant que la crise elle-même, laissent à penser que les 250 milliards de dollars annoncés ont du mal à parvenir à destination, même partiellement.

    Le durcissement des ratios bancaires étudié en ce moment par le Forum de stabilité financière pourrait compliquer la distribution du crédit à l'exportation si une place spécifique ne lui était pas réservée dans le cadre des accords de Bâle II.



    POINT 23 - Nous maintenons notre engagement pour parvenir à une conclusion ambitieuse et équilibrée concernant le cycle de Doha pour le développement.

    C'est l'incantation ponctuant tous les communiqués émis à l'issue d'une réunion internationale ! Depuis qu'en juillet l'opposition entre les Etats-Unis et l'Inde sur la libéralisation des échanges agricoles a fait capoter les discussions entre les membres de l'OMC, les négociations dites du " cycle de Doha " pour abaisser encore les obstacles au commerce international sont au point mort. Le changement de président aux Etats-Unis et de ministre du commerce extérieur en Inde semble pouvoir débloquer la situation. Un mini-sommet a réuni à New Delhi, début septembre, une cinquantaine de ministres du commerce extérieur. Il laisse présager que la réunion plénière ministérielle prévue début décembre pourrait être plus fructueuse que les précédentes.



    POINT 25 - Nous réaffirmons notre engagement historique à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement et à tenir les promesses de nos organes respectifs d'aide publique au développement - APD - , y compris les engagements sur l'aide pour le commerce, l'allégement de la dette, et les engagements de Gleneagles - en Ecosse, où s'est tenu un G7 en 2005 - , notamment en faveur de l'Afrique ;

    Il s'agit d'une autre vaine incantation qui perdure depuis 2005 et qui ne se traduit en rien par le surcroît de 50 milliards de dollars annoncé, et notamment par le doublement de l'aide promis à l'Afrique. En raison de ce non-respect de la promesse de Gleneagles, les Nations unies ont reconnu que les Objectifs du Millénaire, qui visaient à diviser par deux la pauvreté et la faim dans le monde avant 2015, ne seraient pas atteints dans de nombreux pays pauvres.



    - Les mesures et les décisions que nous avons prises aujourd'hui fourniront 50 milliards de dollars pour soutenir la protection sociale, relancer le commerce et sauvegarder le développement dans les pays à faible revenu, cette somme faisant partie de l'augmentation significative de l'aide apportée à ces Etats, aux autres pays en développement et aux marchés émergents ;

    Ce chiffre de 50 milliards de dollars faisait le total, parmi les différents financements avancés dans le communiqué, de ceux devant revenir aux pays les plus pauvres. Une grande partie de ces mesures a été lancée le 27 juillet par le FMI : 18 milliards de dollars ont été attribués aux 80 pays les plus pauvres du monde, dans le cadre d'une émission de 250 milliards de dollars de droits de tirages spéciaux.

    Le FMI a aussi annoncé l'octroi de 17 milliards de dollars de prêts supplémentaires aux pays pauvres d'ici à 2014, dont 8 milliards dans les deux prochaines années, la suspension du paiement des intérêts des prêts en cours jusqu'en 2011 - une mesure financée par la plus-value sur les ventes d'or du FMI (voir ci-après) -, le doublement des plafonds d'emprunt, l'assouplissement des conditions de prêt et la création de nouvelles formules de crédit rapides et peu onéreuses.

    Le FMI a engagé d'autre part des discussions avec des Etats bailleurs de fonds afin de mobiliser 13,5 milliards de dollars de prêts supplémentaires et 0,6 milliard de subventions au paiement des intérêts.



    - Nous constituons des ressources disponibles pour la protection sociale des pays les plus pauvres, notamment en investissant dans la sécurité alimentaire à long terme et par des contributions volontaires bilatérales au Fonds de vulnérabilité de <st1:personname productid="la Banque" w:st="on">la Banque</st1:personname> mondiale, y compris la facilité de liquidités d'urgence et le Fonds pour une réponse sociale rapide ;

    Le plafond du Programme de réponse à la crise alimentaire mondiale de <st1:personname productid="la Banque" w:st="on">la Banque</st1:personname> a été relevé de 1,2 milliard de dollars à 2 milliards. D'autre part, l'IFC, filiale de <st1:personname productid="la Banque" w:st="on">la Banque</st1:personname> spécialisée dans l'aide au secteur privé, a mobilisé plus de 10 milliards de dollars qui sont en cours de distribution.

    <st1:personname productid="la Banque" w:st="on">La Banque</st1:personname> mondiale n'estime pas ces efforts suffisants, si l'on en juge son rapport publié le 16 septembre et qui chiffre à 11,6 milliards de dollars les sommes nécessaires pour maintenir dans les pays les plus défavorisés des services de santé et d'éducation élémentaires. " Si ce déficit n'était pas comblé, écrivent les auteurs de ce rapport, les succès obtenus en matière de lutte contre la pauvreté et de développement à long terme seraient compromis. "



    - Nous nous sommes engagés (...) à ce que soient utilisées les ressources supplémentaires provenant des ventes d'or concertées du FMI (...) pour fournir aux pays les plus pauvres dans les deux ou trois années à venir 6 milliards de dollars supplémentaires en fonds facilement accessibles (...) ;

    Le conseil d'administration du Fonds devrait finaliser le processus de vente de 403 tonnes d'or, le 25 septembre.

    Prévue à l'origine pour dégager des fonds destinés à être placés et dégager des revenus, cette vente devait tirer le FMI des déficits budgétaires où il s'enfonçait.

    La crise et les dégâts qu'elle provoque dans les économies en développement ont inspiré à Gordon Brown, le premier ministre britannique, l'idée de consacrer le produit de la vente à l'aide à ces pays. En définitive, la plus-value (6 milliards de dollars environ) ne sera pas utilisée sous forme de dons, mais servira à gager des prêts avantageux pour les pays les moins favorisés. Pour ne pas perturber le marché de l'or, le FMI vendra son métal précieux sur plusieurs années et dans le contingent des ventes des banques centrales.



    - Nous avons convenu de revoir la flexibilité du Fonds pour une dette soutenable et de demander au FMI et à <st1:personname productid="la Banque" w:st="on">la Banque</st1:personname> mondiale de faire un rapport au Comité du FMI, au Comité de développement et aux assemblées annuelles.

    Le FMI et <st1:personname productid="la Banque" w:st="on">la Banque</st1:personname> mondiale ont assoupli leurs conditions d'attribution de prêts, de façon à répondre mieux et plus vite aux demandes de fonds des pays en péril.

    POINT 28 - Nous réaffirmons notre engagement à faire face à la menace d'un changement climatique irréversible, sur la base des principes de responsabilités communes mais différenciées, et à trouver un accord à la conférence des Nations unies sur le climat qui se tiendra à Copenhague en décembre 2009.

    L'issue des négociations sur le climat sous l'égide des Nations unies à la conférence de Copenhague, du 7 au 18 décembre, reste incertaine. La discorde persiste entre les pays développés et ceux en développement, qui risquent d'être les premières victimes du réchauffement climatique, mais sont souvent dépourvus de moyens pour investir dans un changement de modèle énergétique. La question du financement de l'adaptation au changement climatique, qui avait empêché les négociations d'aboutir lors de la conférence de Poznan en décembre 2008, est toujours en débat. Les pays en développement demandent une contribution forte des pays industrialisés. Le sujet doit être abordé lors du sommet des Nations unies sur le climat à New York, le mardi 22 septembre.

    Selon diverses estimations, l'effort des pays en développement devrait être de 50 à 135 milliards de dollars par an. L'Union européenne, qui retient le chiffre de 100 milliards, a indiqué, le 10 septembre, que l'aide publique internationale en faveur du changement climatique devrait se situer entre 22 et 46 milliards d'euros par an à partir de 2020, proposant d'en prendre sa part. Le reste des financements proviendrait des pays en développement et des recettes tirées du marché des droits à polluer.

    Alain Faujas, Anne Rodier et Adrien de Tricornot

    Qu'est-ce que le G20 ?

    Naissance La création du G20 a été décidée en septembre 1999 à Washington, à l'initiative du G8 (groupe des huit pays les plus riches de la planète), lors des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de <st1:personname productid="la Banque" w:st="on">la Banque</st1:personname> mondiale.

    Ce forum de dialogue, auquel participent depuis l'origine les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales de 19 pays riches et en développement plus l'Union européenne, s'est réuni pour la première fois le 15 décembre 1999, à Berlin.

    Périodicité Le G20 se réunissait traditionnellement une fois par an. Mais depuis le G20 de Washington en novembre 2008, qui a réuni pour la première fois les chefs d'Etat ou de gouvernement à cause de la crise, ce rendez-vous est devenu bisannuel.

    Composition Le G20 (85 % du produit intérieur brut mondial) rassemble les pays du G8 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada, Russie), dix pays émergents (Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Brésil, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Mexique et Turquie), auxquels s'ajoutent l'Australie et l'Union européenne. Cette dernière est représentée par le président du Conseil européen et celui de <st1:personname productid="la Banque" w:st="on">la Banque</st1:personname> centrale européenne.

    De Londres à Pittsburgh Les 200 jours du G20 Analyse faite par le Monde de l Economie 


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