• Des établissements allemands refusent la transparence totale

    Des établissements allemands refusent la transparence totale

     

    L'ALLEMAGNE traîne des pieds. Les régulateurs européens l'accusent de ne pas vouloir se plier complètement à l'exercice de transparence des " stress tests ", les tests de résistance effectués sur les banques européennes, en tardant à révéler dans le détail l'exposition de ses établissements à la dette souveraine.

    Pourtant, " nous nous sommes mis d'accord avec les autorités de supervision et tous les établissements concernés pour qu'il y ait une publication, banque par banque, des risques souverains ", rappelle Arnoud Vossen, secrétaire général du Comité européen des superviseurs bancaires (CEBS), dans le Financial Times (FT) du lundi 26 juillet.

    Deutsche Bank, Postbank, les groupes mutualistes DZ et WGZ, l'institut public régional Landesbank Berlin et Hypo Real Estate (HRE) : sur les quatorze établissements soumis à l'examen outre-Rhin, ces six banques se sont abstenues de détailler leur exposition souveraine. Toutes les autres banques européennes, à l'exception de la grecque Agricultural Bank of Greece (ATEBank), qui a échoué au test, se sont exécutées.

    Régulateurs impuissants

    La BaFin et la Bundesbank, les deux régulateurs allemands, se sont dits impuissants, la loi leur interdisant de contraindre ces instituts à divulguer ces éléments. Pourtant, M. Vossen a confié au FT qu'il s'était entretenu avec les autorités allemandes, et " nous avons convenu que tout serait bien publié ", a-t-il affirmé. Dès dimanche, la Postbank s'est ravisée, décidant de faire la lumière comme convenu.

    De bout en bout de cette opération-vérité sur la santé des banques européennes, l'Allemagne aura donc rechigné à jouer le jeu. Elle s'est longtemps opposée à la publication des stress tests, de peur d'être mise à l'index. Son secteur bancaire, très éclaté, a été durement touché par la crise financière. Berlin a dû intervenir massivement pour renflouer certains de ses établissements.

    Aux tests, un seul a été recalé. Sans surprise, il s'agit d'Hypo Real Estate, nationalisée en 2009 et en cours de restructuration, après avoir reçu des dizaines de milliards d'euros d'argent public. Mais aucune banque régionale, les fameuses Landesbanken, n'a raté l'épreuve.

    Ces omissions ne risquent-elles pas de provoquer la suspicion des marchés ? Les régulateurs s'en inquiètent, alors que la publication des informations sur le risque souverain est jugée déterminante par les analystes.

    Les autorités européennes ont été critiquées pour avoir imaginé des scénarios de stress trop indulgents, en refusant par exemple d'intégrer l'hypothèse du défaut d'un Etat. Les données sur les portefeuilles de dette souveraine de chaque banque doivent, en échange, permettre aux investisseurs de se faire leur opinion au cas par cas.

    Marie de Vergès

    Pourtant on présentait les allemands comme des gens .............


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