• Des hausses d’impôt « sans doute inévitables », selon l’OCDE

    CONJONCTURE

    Des hausses d’impôt « sans doute inévitables », selon l’OCDE  

    Alors qu’elle publiera demain de nouvelles perspectives écono miques qui devraient témoigner d’une croissance bien molle partout dans le monde à l’exception de l’Asie, l’OCDE s’est particulièrement intéressée au sort de la France à l’occasion d’une contribution aux travaux de la commission Attali sur la sortie de crise.« Pour une croissance forte et soutenable »,selon l’intitulé de son rapport, l’organisation appelle à de nouvelles réformes structurelles,« unique voie »pour répondre« au défi d’avoir simultanément à alimenter une reprise fragile et à se diriger vers une trajectoire budgétaire plus soutenable ».

    Administrations « inefficientes »

    Indispensable pour restaurer la  confiance, la réduction des déficits compte au premier rang des priorités et le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, a jugé« tout à fait bienvenues »les  mesures annoncées lors de la deuxième conférence sur le déficit (« Les Echos » du 21 et 22 mai). Compte tenu de la hauteur des prélèvements obligatoires –« parmi les plus élevés de la zone OCDE » –,les experts estiment qu’une« grande partie de l’effort »doit porter sur la réduction des dépenses (dont le niveau dépassait déjà de 10 points la moyenne des pays les plus riches avant la crise).« Les principaux domaines qui viennent naturellement à l’esprit pour faire des économies sont les retraites et la santé, qui auraient dû être réformées depuis longtemps », souligne le rapport. Avant d’en ajouter un troisième avec les administrations publiques, dont« de très importantes inefficiences »laissent augurer de« prometteuses possibilités »pour en réduire le poids.

    Relèvement de la TVA

    Néanmoins, et compte tenu de l’importance du problème à résoudre,« certains relèvements d’impôts seront sans doute inévitables pour stabiliser les finances publiques »,avance l’OCDE. Préconisant au gouvernement de regarder les domaines dans lesquels l’impact sur la croissance sera le moins fort, ses économistes  plaident pour une réduction « radicale »des niches fiscales ou encore l’accroissement des prélèvements sur la propriété et sur les émissions de carbone. Et si cela ne suffisait pas, le rapport évoque un relèvement de la TVA, en  ciblant d’abord les produits et  services qui bénéficient d’un taux réduit (restauration, travaux de rénovation, etc.). Autrement dit, l’OCDE penche pour une hausse des recettes allant au-delà des seules réductions de niches fiscales prévues par le gouvernement. Parmi les réformes structurelles devant compléter cet effort de  réduction des déficits, celle du marché du travail est« la plus  urgente »,avec en priorité une réduction du coût du travail et une amélioration de l’emploi des seniors et des jeunes peu qualifiés.« Il est difficile d’envisager un assainissement durable des finances publiques sans un accroissement sensible des taux d’emploi »,note d’ailleurs le rapport.

    Frédéric SChaeffer

     

    Faudrait qu’il s’entende Mais je pense que l’OCDE à tord.

    Liens : Attention à ne pas faire de zèle dans l'austérité  et surtout : L'austérité mène au désastre

    Je pense que Stiglitz à raison, il détaille son plan dans son livre, et je suis heureux que le FMI commence à changer sa doctrine.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :