• Dominique Strauss-Kahn : d'"importantes pertes" bancaires n'ont pas encore été dévoilées

    Dominique Strauss-Kahn : d'"importantes pertes" bancaires n'ont pas encore été dévoilées

     

    Dominique Strauss-Kahn estime qu'il reste "d'importantes pertes" bancaires "non dévoilées" dans le monde. "Cinquante pour cent sont peut-être encore cachées dans les bilans", déclare le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) dans un entretien au "Figaro" de mercredi.

    D'après lui, "on peut aujourd'hui considérer que la crise financière est à peu près maîtrisée", mais la reprise est "fragile" et une rechute ne peut être totalement exclue.

    La "proportion" des pertes bancaires qui n'ont pas été dévoilées "est plus forte en Europe qu'aux Etats-Unis", affirme Dominique Strauss-Kahn, notant que "l'histoire des crises bancaires, notamment au Japon, démontre qu'il n'y aura pas de croissance vive et saine sans un nettoyage complet du bilan des banques".

    Ne plaidant pas pour "imposer des tailles limites", il juge en revanche que "si une banque prend des risques tels qu'elle présente un danger pour le système financier tout entier, il n'est pas illégitime de lui demander une contribution financière".

    Interrogé sur l'avancement de la reprise économique mondiale, Dominique Strauss-Kahn estime qu'elle "est là" en Asie mais "se profile seulement" ailleurs. "Selon le FMI, elle viendra au premier semestre 2010. Mais la reprise est fragile", prévient-il.

    "Nous ne croyons pas à une rechute (...) mais nous ne pouvons pas complètement l'exclure", poursuit Dominique Strauss-Kahn, insistant sur la nécessité de "maintenir les soutiens publics car la demande privée reste faible et le chômage va continuer à augmenter encore assez longtemps".

    Au sujet de l'Europe, il souligne que le FMI considère que "l'euro est sans doute un peu fort". "Mais il est très difficile de déterminer de façon incontestable la valeur d'équilibre des devises", dit-il. A ses yeux, les Européens doivent "mieux affirmer leur stratégie économique s'ils ne veulent pas laisser le couple sino-américain dominer le débat mondial des vingt prochaines années".

    "L'Europe élargie a une population importante, avec 500 millions d'habitants, mais sur le plan technologique, les choses n'ont pas suffisamment avancé depuis qu'on a lancé la stratégie de Lisbonne en 2002", juge-t-il. AP

     

    On le savait. Mais les médias (télévision, journaux financier, etc..), les politiques, les acteurs (banquiers, assureurs, etc..) eux ont semble-t-il fermé la parenthèse. Hier soir 24 novembre j’ai assisté à une réunion organisé par un de ces acteurs financiers et animé par le rédacteur en chef d’un magazine financier, le titre : l’heure est au changement, préparez vous à l’après crise. Ma surprise beaucoup de monde (300 personnes environ). Mais après avoir clairement, pédagogiquement fait l’historique de la crise en la qualifiant de systémique, et après avoir fait un sondage en direct dans la salle (qui pense que la crise est finie, 80% NON ,  ), on passe au choses « sérieuse » . Banques, assurances solides plus de problèmes et on vante « intelligemment ses produits », dans une optique « patrimoniale »

    Mais pas de réponses à la question de départ, les conséquences on ne voulait pas les « faires ». En « off » avec un  questionnement de ma part, ils les ont faites. Cela va être difficile pour tout le monde.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :