• Emprunts toxiques : des collectivités de gauche montent au créneau

    Emprunts toxiques : des collectivités de gauche montent au créneau
    Associated Press le 09/11/2009 à 20:18

    Plusieurs grandes collectivités locales conduites par élus socialistes comptent interpeller le gouvernement sur les "emprunts toxiques", mardi, lors d'une conférence de presse commune organisée à l'Assemblée nationale à Paris, a-t-on appris lundi auprès de la ville de Saint-Etienne.

    L'objectif de cette action collective à laquelle participeront, outre la ville de Saint-Etienne, celles de Rouen et d'Asnières-sur-Seine, la communauté urbaine de Lille et le conseil général de Seine-Saint-Denis, est de "demander au gouvernement la promulgation de <st1:personname productid="la Charte" w:st="on">la Charte</st1:personname> de bonne conduite entre les banques et les collectivités locales, issue du rapport Gissler", selon un organisateur de la manifestation.

    "L'Etat doit hausser le ton en direction des banques qu'il a su renflouer, pour que celles-ci prennent en charge une partie des risques", a déclaré lundi le maire PS de Saint-Etienne, Maurice Vincent.

    Il a pour sa part signé mercredi dernier la décision d'assigner <st1:personname productid="la Deutsche Bank" w:st="on">la Deutsche Bank</st1:personname> pour faire annuler par le tribunal de grande instance de Paris un emprunt toxique de 20 millions d'euros décidé par son prédécesseur UMP, au lendemain du deuxième tour de l'élection municipale de mars 2008. "L'assignation traduite en allemand sera délivrée la semaine prochaine au siège de <st1:personname productid="la Deutsche Bank" w:st="on">la Deutsche Bank</st1:personname>, à Francfort", a précisé Me Thierry Marembert, avocat de la ville de Saint-Etienne.

    D'autres collectives réputées pour leur prudence légendaire en matière de dépenses publiques, sont elles aussi tombées dans le pièges des emprunts toxiques.

    Ainsi, la ville de Saint-Chamond (Loire), dirigée pendant un demi-siècle par le père du Franc lourd, Antoine Pinay, à l'origine d'un grand emprunt national gagé sur l'or, annonce que les emprunts toxiques souscrits par la précédente municipalité (UMP) vont lui faire perdre près de 900.000 euros sur 2009.

    "Cette somme équivaut à 10% de nos dépenses annuelles d'équipement et à sept points d'augmentation des impôts locaux", souligne Michel Ponton (PS), l'adjoint aux finances de la ville. Il précise que les trois emprunts en cause, souscrits auprès de Natixis et de Royal Bank of Scotland, représentent plus de la moitié des 25 millions d'euros de dette de la ville de Saint-Chamond.

    La banque franco-belge Dexia, premier financeur des collectivités locales françaises, a réagi lundi en annonçant la publication ce jour de sa propre charte comportant dix engagements concernant les produits structurés, en réponse aux accusations portées par les collectivités qui affirment avoir contracté des "emprunts toxiques" sans avoir été informés du risque.

    Dexia s'engage notamment "à ne proposer à ses clients aucun nouveau produit les exposant à des risques sur le capital de leurs emprunts ou sur certains indices à risque élevé".

    Concernant les opérations passées, elle "proposera à ceux de ses clients qui le souhaiteraient les solutions les plus adaptées pour réduire les expositions que ces derniers jugeraient excessives". AP

    Non-initiés et emprunts toxiques 


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