• En chine pas de couverture sociale, et des droits économiques réduits

    En chine pas de couverture sociale, et des droits économiques réduits

    The Newsweek

    • Assurance-vieillesse Les entreprises versent pour leurs salariés une cotisation à l’assurance-vieillesse, la part patronale correspondant à 20 % du salaire annuel, et la part employé à 8 %. Mais les caisses sont locales et il est impossible aux travailleurs migrants de transférer les droits à la retraite, qu’ils n’obtiennent du reste qu’au bout de quinze ans de cotisations. Les paysans migrants quittant un emploi ne peuvent que récupérer leur part de cotisation. Une consultation sur une nouvelle réglementation qui rendrait les fonds transférables a été annoncée en février 2009. Selon le même principe, les ­mi­grants perdent en général leurs ­cotisations chômage lorsqu’ils rentrent chez eux. Localement, il existe des systèmes de revenu minimal garanti pour les migrants au chômage, mais sur une courte durée.

    • Microcrédit
    Depuis 2008, la Chine a lancé une série d’expérimentations pour la création de sociétés de microcrédit – la plupart sous l’égide de banques locales. De son côté, le secrétaire général de la Fédération nationale des ­syndicats chinois a annoncé, le 18 février, la constitution expérimentale de sociétés de microcrédit par les branches locales des syn­dicats, qui pourraient prêter des sommes allant jusqu’à 30 000 yuans (3 200 euros) aux travailleurs migrants au chômage désirant créer une activité.

    • Revenu rural
    Le revenu rural en Chine a trois provenances : le salaire, le revenu agricole, les ­transferts d’argent et transactions sur les biens. En 2008, le revenu rural moyen était de 4 700 yuans (530 euros) par an et par personne, dont 40 % provenaient des salaires, principalement ceux des migrants et, dans une moindre mesure, ceux des paysans ayant un emploi sur place. De 2004 à 2008, le revenu paysan moyen en Chine a progressé de plus de 6 % par an. Mais, d’après une étude effectuée en dé­cem­bre 2008 à partir d’observatoires répartis dans 22 000 villages dans tout le pays, à l’initiative du ministère de ­l’Agriculture, les revenus des travailleurs migrants étaient en net recul au second semestre 2008 par rapport au premier semestre. En particulier, le salaire mensuel moyen des ruraux travaillant en ville a accusé une baisse moyenne de 28,7 % dans les régions du Centre et de 13,7 % dans les régions de l’Ouest.

    • Population
    La définition de la population rurale chinoise donne une image déformée de la réalité. Il y a officiellement 950 millions de ruraux en Chine, c’est-à-dire détenteurs d’un permis de résidence rural, dont 531 millions d’individus en âge de travailler. Ceux qui ont quitté la terre et travaillent dans des entreprises sont 210 millions, dont 130 millions de travailleurs migrants vers les villes et 80 millions restés près de leur village. Sont à la fois enregistrés comme “ruraux” et réellement agriculteurs 320 millions d’individus. A noter que, parmi ces derniers, le ministère de l’Agriculture estime que 100 millions de ruraux résidant effectivement à la campagne peuvent déjà être considérés comme de la main-d’œuvre excédentaire et cherchent à trouver un emploi, souligne Caijing, qui s’alarme du retour des travailleurs migrants sur des terres déjà sur­occupées.

    • Droit foncier
     Depuis trente ans, les paysans chinois disposent de droits d’exploitation sur les terres obtenues par contrat avec la collectivité locale, qui en reste propriétaire. L’impossibilité de céder la propriété des terres est contournée par des transactions sur les droits d’exploitation. Mais la pression foncière est énorme, du fait de l’urbanisation, et, bien souvent, ce sont les collectivités qui reprennent les terres pour les céder à des promoteurs ou à des entreprises, ce qui entraîne de nombreux conflits. Une nouvelle loi foncière a vu le jour en 2008, reconnaissant aux paysans la possibilité de céder leurs droits d’exploitation, ce qui doit en principe faciliter la circulation des terres. Reste que la surface de terres arables disponibles est très limitée et laisse une grande quantité de ruraux sans travail.


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