• Europe, Cherche pilote inventif et endurant

    Europe, Cherche pilote inventif et endurant

    18.02.2010 | Handelsblatt

    Pour la deuxième fois en très peu de temps, la foudre a frappé en Europe. D’abord avec la crise bancaire, puis avec la crise grecque, encore plus violente. Les gouvernements commencent à comprendre qu’une politique financière et économique tributaire des humeurs et des désirs nationaux ne peut pas fonctionner. Les Européens réfléchissent enfin au moyen de se protéger des intempéries. A deux reprises, ils ont eu recours à des solutions improvisées en toute hâte. Cette recette ne saurait être valide pour tout le continent. Les Etats doivent soumettre leur politique financière à un contrôle commun.

    Les regards se tournent principalement vers l’Allemagne : ses partenaires attendent du plus grand pays de la zone euro qu’il fasse des propositions. Après tout, c’est Berlin qui avait imposé l’idée que le pacte de stabilité suffisait, avec son cadre de coordination souple. Or il a échoué, parce que les fonctionnaires de Bruxelles n’ont jamais été en mesure de vérifier les statistiques nationales. Et Jean-Claude Juncker, en tant que président de l’Eurogroupe, s’est révélé beaucoup trop faible ces dernières semaines.

    Apparemment, le gouvernement fédéral a retenu la leçon. La chancelière parle de la nécessité d’une “coordination beaucoup plus étroite”, ses conseillers pour l’Europe et dans le domaine économique se font à l’idée d’une autorité économique. Même les grands Etats vont devoir avaler la pilule. Sinon, jamais l’Union n’aura de pilote solide en cas de crise. Ce qu’il faudrait, par exemple, c’est ce que pratique le Fonds monétaire international avec ses “consultations au titre de l’article IV” : des équipes d’experts analysent sur place les activités des Etats jusque dans le secteur de la sécurité sociale. Les fondements juridiques nécessaires sont prévus par le traité de l’UE. Le soutien financier est cependant un problème plus complexe que le renforcement de la surveillance. Certains économistes tirent de la crise grecque la conclusion que l’Europe aurait besoin de son propre fonds monétaire. Cette institution devrait venir en aide aux pays de l’Eurogroupe, moyennant remboursement, mais elle devrait aussi pouvoir les contraindre à modifier leurs politiques. C’est d’ailleurs ce que fait l’UE avec les Etats membres d’Europe de l’Est. Mais, dans la zone euro, c’est interdit – une contradiction logique, car les interdépendances financières y sont beaucoup plus importantes. Il faut trouver une solution compatible avec le traité.


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