• Floraison d'initiatives en faveur des abeilles

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    Floraison d’initiatives en faveur des abeilles  
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    Coopératives agricoles, entreprises, villes, régions s’engagent contre l’effondrement <o:p></o:p>des populations d’abeilles.

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    L’abeille et les autres pollinisateurs élargissent le cercle de leurs amis. Un nombre croissant de villes, d’entreprises, de régions ou d’administrations font un geste pour lutter contre l’effondrement de ces populations d’insectes, vitales pour l’agriculture. Début décembre, c’est Remy Martin qui rejoignait le Réseau biodiversité pour les abeilles. Le fabricant de cognacs vient de transformer en prairies mellifères une vingtaine d’hectares sur les 250 de son vignoble charentais. Au printemps, les insectes se régaleront de sainfoin, de mélilot, de phacélie et d’autres fleurs généreuses en pollen et en nectar. Plus systématiquement, l’entreprise profitera des périodes de cinq ans de jachère entre l’arrachage et la replantation de ses vignes pour insérer une rotation de blé, suivie de trois ans de cultures à intérêt apicole. Le Réseau biodiversité pour les abeilles, lancé il y a quinze ans, enregistre désormais 300 partenaires, essentiellement venus du monde agricole, celui qui a la plus forte emprise sur la biodiversité. « Nous comptons 1.500 hectares de jachères apicoles et espérons pour 2010 doubler ces superficies pour atteindre 10.000 hectares en 2013 », table Pierre Testu, responsable du réseau. Pour atteindre ces objectifs, il compte sur l’évolution prochaine de la politique agricole commune qui contraindra les agriculteurs à consacrer 5 % de leurs superficies à des couverts environnementaux, dont les jachèresapicoles. <o:p></o:p>

    Hôtels à insectes <o:p></o:p>

    Le monde agricole cherche ainsi à compenser les périodes de disette qui suivent la récolte de certaines cultures, comme le tournesol ou le colza. La coopérative Maïsadour a ainsi planté une centaine d’hectares dans les Landes de réserve à pollen et à nectar. En Champagne-Ardenne, asile de la luzerne française, des bandes de <st1:metricconverter productid="7 m" w:st="on">7 m</st1:metricconverter> de long sont laissées en fleurs au printemps. En Alsace, les établissements Gustave Muller, société de négoce agricole, ont sponsorisé le déboisement de certaines parcelles de monoculture d’épicéas pour installer des prairies de fleurs et d’herbes partagées par les insectes et les éleveurs.D’autres initiatives isolées fleurissent. L’entreprise immobilière Gecina, par le biais de sa fondation, va financer avec l’ONF l’installation d’hôtels à insectes. L’Unaf, de son côté, a lancé un programme de sensibilisation aux pollinisateurs qui compte une trentaine de partenaires, dont 5 régions (Bourgogne, IDF, etc.), 4 conseils généraux, plusieurs villes et quelques entreprises comme L’Oréal. Ces soutiens ont servi à l’installation de 300 ruches ou d’hôtels à insectes. Lille a ouvert un centre de formation à l’apiculture. Natureparif, l’agence régionale de la biodiversité de l’Ile-de-France, a installé des abris à insectes. La chaîne Botanic a supprimé les insecticides de ses rayons et installé des ruches dans neuf de ses magasins. Quant au château Larose Trintaudon, un grand domaine du médoc bordelais engagé de longue date dans le développement durable, il a semé des jachères apicoles et installé 8 ruches.Pourtant, l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), juge que ces initiatives restent plus un moyen de sensibiliser qu’une véritable solution. Son président, Henri Clément, estime ainsi que les superficies annoncées par le Réseau biodiversité pour les abeilles correspondent au garde-manger de 5 à 10 ruches par département. <o:p></o:p>

    Quel diagnostic  ? <o:p></o:p>

    Les deux organisations divergent sur le diagnostic du déclin des abeilles. Les chercheurs estiment en majorité qu’il est dû à plusieurs facteurs : déclin de la biodiversité végétale due à la monoculture, usage intensif des pesticides, problèmes sanitaires. L’Unaf se bat depuis plusieurs années contre les pesticides et leurs producteurs, accusés d’être le mal principal. Le Réseau biodiversité pour les abeilles estime, pour sa part, que la priorité est de rétablir une diversité de cultures. Une posture que l’Unaf explique par le soutien fort de BASF et d’autres firmes semencières. Pierre Testu justifie, lui, leur soutien :« leur présence rassure les coopératives ou les agriculteurs ».A l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie), l’entomologiste Serge Gadoum estime que ces programmes d’action aident assurément les abeilles domestiques, mais pas nécessairement les espèces sauvages. C’est pourquoi il souhaite une coordination nationale ou régionale de ces initiatives, une perspective en discussion au ministère de l’Ecologie. <o:p></o:p>

    MATTHIEU QUIRET <o:p></o:p>

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    Les hôtels à insectes reconstituent artificiellement les habitats très particuliers de certaines espèces. Leur rôle est avant tout pédagogique, car ils ne suffisent pas à compenser l’appauvrissement des milieux naturels.CG 92-JL DOLMAIRE <o:p></o:p>

       

  • Commentaires

    1
    phili675
    Mercredi 23 Décembre 2009 à 08:35
    La prise de conscience et la reconnaissance qu'un problème existe , sont les premiers pas vers sa solution. L'apiculture est un très bon exemple d'interdépendance
    2
    emile11111 Profil de emile11111
    Mercredi 23 Décembre 2009 à 21:07
    bonne fetes philip
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