• Grèce : à nouveau, les Européens nient tout projet de sauvetage

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    Grèce : à nouveau, les Européens nient tout projet de sauvetage 

    Le journal allemand « Bild » a titré sur la facture de la banqueroute grecque.

    Le « Spiegel » a beau affirmer qu’un plan de sauvetage de la Grèce, pouvant coûter jusqu’à 25 milliards d’euros, est à l’étude, Bruxelles et Berlin démentent. L’idée d’aider un pays qui a fauté continue de hérisser la majorité des Allemands.

    Les propos du « Spiegel » n’y ont rien fait. Le journal allemand avait beau avancer, dans son édition de samedi, que les pays de la zone euro travaillaient actuellement à l’élaboration d’un plan visant à débloquer jusqu’à 25 milliards d’euros pour venir en aide à Athènes, les démentis ont fusé. Hier, à Bruxelles, c’est le porte-parole de la Commission, Amadeu Altafaj, qui a réagi :« Je n’ai pas de commentaire à faire sur un tel plan qui n’existe pas »,a-t-il assuré. Et de poursuivre :« Il n’y a pas le moindre euro, car la Grèce n’a pas demandé le moindre euro d’aide financière. »La veille, c’était le ministère allemand des Finances, qui avait également nié un tel projet. Des dénégations qui s’expliquent en partie par le contexte politique allemand : l’idée d’un soutien financier à la Grèce continue d’être très largement rejetée outre-Rhin. Hier, le plus populaire des journaux allemands, « Bild », croyait savoir, en  une, que la facture de la banqueroute grecque pourrait aller« jusqu’à 5 milliards d’euros »pour ses compatriotes. D’où la prudence d’Angela Merkel sur ce dossier, qui a obtenu des Européens qu’ils n’affichent qu’une solidarité de principe avec la Grèce, sans évoquer le moindre transfert financier. Hier, un porte-parole du ministère allemand des Finances a même estimé qu’il allait« sans conteste falloir réfléchir »à la question de« nouvelles règles et possibilités de sanction »contre les pays dont les finances dérapent.Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, préférerait pourtant une déclaration forte de ses partenaires européens – donc une annonce chiffrée. Alors que l’Etat grec doit bientôt procéder à une émission de dette, le chef du gouvernement a estimé qu’un soutien plus explicite de ses partenaires lui permettrait d’empunter sur le marché« à des conditions normales »,et non à des taux prohibitifs.

    Une pression maximale

    En attendant, les Européens maintiennent une pression maximale sur Athènes. Alors qu’une grève générale est prévue demain dans le pays, des membres de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI doivent se rendre, cette semaine, sur place, pour discuter avec le gouvernement de mesures d’austérité additionnelles. Seul point positif pour le gouvernement : d’après un nouveau sondage, trois quarts des Grecs sont opposés aux grèves tant que la crise n’est pas passée et la même proportion reproche au gouvernement… d’avoir tardé à prendre ses mesures d’austérité.Par ailleurs la banque Goldman Sachs, mise en cause pour avoir aidé la Grèce a diminuer le montant officiel de sa dette, a affirmé hier qu’elle n’avait fait « rien d’inapproprié » même si l’accord de « Swap » incriminé aurait effectivement permisà Athènes de diminuer sa dette de 1,6  % du PIB.

    Gabriel Grésillon

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