• L'activité du Crédit Municial de Paris

    L’activité du Crédit Municipal de Paris s’est envolée en 2009  

    L’ex-Mont-de-Piété a vu sa fréquentation exploser en 2009. Chaque jour, plus de 500 clients ont gagé un bien pour obtenir un prêt d’une année. Les encours de crédit du groupe ont augmenté de 15 % en un an et de plus de 30 % en deux ans. 

    Depuis mai 2009, ils sont chaque mois plus de 1.000 clients à franchir, pour la première fois, la porte du 55, rue des Francs-Bourgeois, à Paris. Ils viennent y déposer en gage des bijoux, des tableaux ou tout autre objet personnel de valeur, afin d’obtenir un prêt d’un an qui leur permettra de « tenir » quelques semaines ou quelques mois, en attendant des jours meilleurs. La fréquentation du Crédit Municipal de Paris n’a cessé de progresser à mesure que s’étendait la crise. Cette année, l’institution a accordé chaque mois entre 7 et 8 millions d’euros de prêts sur gage (nouveaux prêts et prêts renouvelés), contre 5 à 6 millions d’euros par mois en 2007 et 2008.Du coup, début décembre, les encours de l’ex-Mont-de-Piété atteignaient 87,24 millions d’euros. C’est 15 % de plus qu’à la même époque l’an dernier, 31 % de plus qu’il y a deux ans.« Nous sommes un révélateur de l’état de l’économie française : notre activité est très liée à la courbe du chômage et au moral des ménages. Nous connaissons depuis la mi-2007 une croissance exceptionnelle et préoccupante, car malheureusement, on ne voit pas très bien ce qui va l’arrêter dans les mois qui viennent », commente Bernard Candiard, le directeur général de l’établissement.

    Un million d’objets stockés

    Le Crédit Municipal de Paris prête entre 50 et 70 % de la valeur du gage, à partir de 30 euros et sans plafond, à des taux d’intérêt qui oscillent entre 4 et 15 %. La moyenne des prêts par client est de 780 euros. Près d’un million d’objets sont aujourd’hui stockés dans les magasins du groupe. L’immense majorité des biens (93 %) sont récupérés par leurs propriétaires avant l’année d’échéance du prêt. Au-delà d’un an, si les gages ne sont pas renouvelés, ils sont mis aux enchères, le produit de la vente servant à rembourser le prêt et les intérêts. Près de 80 ont été organisées cette année dans l’hôtel des ventes, qui jouxte la salle des engagements.« Nous aurons sans doute un peu moins de ventes en 2009 que les années précédentes, relève Bernard Candiard. Paradoxalement, la crise a en effet réduit le nombre de biens mis en vente, car les gages ont été plus souvent renouvelés. »  Cela n’a pas empêché quelques belles pièces de trouver preneur. Un petit Renoir est parti cette année à 190.000 euros. Le mois dernier, l’aquarelle d’un peintre russe a été adjugée 47.000 euros, alors qu’elle était estimée à quelques milliers seulement par les experts. Des collectionneurs se l’étaient disputée après qu’une journaliste eut raconté son histoire à la télévision russe. Une bonne affaire pour le Crédit Municipal ? Pas seulement, car si la perte est à sa charge quand un bien s’est mal vendu, les bénéfices dégagés sont, eux, reversés à l’ancien propriétaire.

    La pauvreté voila un des grands problèmes. Philippe Kourislky dans le temps de l’altruisme l’assimile à une privation de liberté. Je pense qu’il a raison. Et vu sous cet angle que signifie ce mot ( Liberté)  sur nos frontons. J’y reviendrais sur ce thème, et publierais d’autres articles


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