• L'agriculture, parent pauvre du débat climatique, estime la FAO

    L'agriculture, parent pauvre du débat climatique, estime <st1:personname productid="la FAO" w:st="on">la FAO</st1:personname>

    Reuters09.12.09 | 15h00

                Par Gerard Wynn

    COPENHAGUE (Reuters) - Les négociations de l'Onu sur le climat ont négligé la dimension agricole, déplore le directeur général de <st1:personname productid="la FAO" w:st="on">la FAO</st1:personname> qui évoque l'insuffisance de mesures susceptibles à la fois de réduire les changements climatiques et d'améliorer la production agricole.

    "Nous aimerions voir une conscience accrue de l'importance (de l'agriculture)", a déclaré Jacques Diouf, le patron sénégalais de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation dans un entretien accordé à Reuters en marge de la conférence internationale sur la lutte contre les changements climatiques.

    "Historiquement, les discussions ont privilégié les aspects industriels des changements climatiques, que ce soit en termes d'usines et de transports, en délaissant quelque peu le secteur primaire de l'agriculture".

    Pour <st1:personname productid="la FAO" w:st="on">la FAO</st1:personname>, certaines pratiques en matière de culture, notamment dans les pays à faibles revenus, peuvent "guérir" des terres dégradées et, de ce fait, augmenter les rendements agricoles à long terme.

    Réduire les taux de stockage et utiliser des matériaux organiques dans des terres permettent aussi de séquestrer du CO2 dans le sol, une proportion pouvant aller jusqu'à 10% d'émissions des gaz à effet de serre (GES), ralentissant ainsi le processus de réchauffement.

    L'agriculture constitue aussi une importante source d'émissions de GES parce qu'elle participe à la déforestation. En incluant les effets indirects, la culture des sols représente près du tiers du total des émissions de GES.

    "Grosso modo, 31% des émissions proviennent du secteur agricole (...) d'où l'impact de bonnes politiques pour réduire les conséquences négatives et augmenter la capacité de séquestration de carbone", explique Jacques Diouf.

    "LES ALIMENTS FONT PARTIE DE <st1:personname productid="LA CULTURE" w:st="on">LA CULTURE</st1:personname>"

    Jusqu'ici, les négociateurs présents dans la capitale danoise proposent un "programme de travail" pour de nouvelles recherches sur des méthodes de culture susceptibles de réduire les émissions.

    Copenhague devrait aussi accoucher des grandes lignes d'un accord d'indemnisation des pays qui ralentissent le processus de déforestation.

    Les négociateurs devraient en outre financer des mesures d'aide aux pays en développement pour les préparer aux changements climatiques. Nombre de pays déshérités ont, à cet égard, inscrit l'agriculture.

    "J'aimerais que nous ayons un mécanisme financier encourageant les pays qui disposent de forêts à ne pas déboiser. Je souhaiterais aussi que l'agriculture durable bénéficie de mesures incitatives", a répondu Jacques Diouf interrogé sur ce qu'il attend de la conférence de Copenhague.

    L'actuel protocole de Kyoto, qui expire en 2012, n'oblige en rien les pays riches signataires à réduire leurs émissions de GES dans le secteur agricole.

    Pour certains scientifiques, les émissions de GES provenant de l'élevage ont été grandement sous-estimées et pourraient être responsables de la moitié de toutes les émissions.

    Cette hypothèse a incité de nombreux scientifiques à inviter les consommateurs des pays riches à consommer moins de viande.

    Le directeur général de <st1:personname productid="la FAO" w:st="on">la FAO</st1:personname> ne va pas, quant à lui, jusqu'à prôner un objectif du type "une journée sans viande".

    "Nous devons éduquer les gens, faire en sorte qu'il existe de meilleures méthodes pour produire de la viande. Les aliments font partie de la culture, de la civilisation, on ne peut pas changer cela du jour au lendemain", souligne-t-il.

    Version française Jean-Loup Fiévet


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