• La Chine ne voit pas d'accord possible à Copenhague

    <st1:personname productid="La Chine" w:st="on">La Chine</st1:personname> ne voit pas d'accord possible à Copenhague

    Reuters17.12.09 | 07h30

    Le premier ministre éthiopien Meles Zenawi ( au centre ) et son homologue suédois Fredrik Reinfeldt, ainsi que le président de <st1:personname productid="la Commission" w:st="on">la Commission</st1:personname> européenne Jose Manuel Barroso ( à droite)

                Par Krittivas Mukherjee et Pete Harrison

    COPENHAGUE (Reuters) - La perspective d'un accord opérationnel s'est un peu plus éloignée mercredi à Copenhague avec l'annonce par <st1:personname productid="La Chine" w:st="on">la Chine</st1:personname> qu'elle ne voyait pas comment parvenir à une solution cette semaine alors que les négociations sur la lutte contre le réchauffement climatique demeurent dans l'impasse.

    Un responsable participant aux discussions a indiqué à Reuters que les délégués chinois ont informé les autres représentants de leur position et leur ont suggéré de publier "une sorte de brève déclaration politique."

    Ce responsable, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, n'a pas expliqué ce que les Chinois voulaient dire.

    Il a toutefois précisé que les négociations se poursuivaient pour tenter de parvenir à une avancée qui permettrait encore la signature d'un accord opérationnel.

    Le spectre d'un échec, brandi par plusieurs ministres à deux jours de la clôture des débats, semble plus que jamais présent comme le confirmait le ministre britannique de l'Energie et du Climat, Ed Miliband.

    "Il se peut que nous n'aboutissions pas sur le fond, il est très possible que nous échouions sur le fond, mais au moins, nous devons essayer", a commenté Miliband. "Le problème pour le moment est que nous n'essayons pas."

    "Certains risquent de tuer ce processus, de tuer un accord en avançant des arguments sur la procédure. Le danger est désormais très grand", a-t-il affirmé, sans fournir les noms de ceux qu'il visait par ses propos.

    Dans ce contexte, la venue de Barack Obama qui doit s'exprimer vendredi au dernier jour du sommet, est attendue avec une forme d'espoir.

    Le porte-parole de <st1:personname productid="la Maison" w:st="on">la Maison</st1:personname> blanche, Robert Gibbs, a entretenu cette lueur en déclarant mercredi qu'Obama espère que sa présence à la conférence puisse contribuer à un "accord opérationnel" fiable.

    <st1:personname productid="la Maison" w:st="on">La Maison</st1:personname> blanche tient à ce que tout accord conclu à Copenhague présente un caractère vérifiable, afin de renforcer les chances que ses signataires honorent leurs engagements sur la réduction des émissions de carbone, a expliqué Gibbs.

    Une des pommes de discorde entre les Etats-Unis et <st1:personname productid="La Chine" w:st="on">la Chine</st1:personname>, les deux plus gros pollueurs de la planète, est de s'assurer que chacun va effectivement respecter ses obligations.

    FRUSTRATION

    L'autre problème est que pays industrialisés et nations en voie de développement ne parviennent toujours pas à s'entendre sur qui doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES), ni sur le montant de ces réductions ou sur l'effort financier des plus riches en faveur des plus défavorisés pour les aider à s'adapter au réchauffement climatique.

    Dans ce tableau plutôt sombre, quelques lueurs d'espoir sont quand même venues éclairer la journée de mercredi.

    Le Japon a annoncé qu'il va porter à 15 milliards de dollars d'ici 2012 son aide aux pays en développement dans leur lutte contre le réchauffement.

    La presse évoquait jusqu'alors une contribution de 10 milliards de dollars et cette initiative nippone "vise à contribuer au succès" de la conférence, a précisé le gouvernement japonais dans un communiqué.

    L'Union européenne reste elle sur sa promesse de 3,5 milliards de dollars par an sur trois ans pour alimenter un fonds qui devrait atteindre 100 milliards de dollars annuels. Les Etats-Unis se sont engagés sur 1,2 milliard annuel.

    Face à cette position des pays développés, les pays africains ont fait une contre-proposition par la voix du Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, parlant au nom de tous les Etats du continent.

    Cette proposition serait une contribution de 100 milliards de dollars annuels en 2020 pour aider les pays les plus pauvres à faire face aux changements du climat.

    "Je sais que la proposition que je fais aujourd'hui va décevoir quelques Africains", a dit Meles. "Ma proposition est en retrait par rapport au niveau d'aide que nous espérions mais elle vise à obtenir des fonds plus fiables".

    Autre petit geste américain, les Etats-Unis ont promis d'engager initialement un milliard de dollars dans le plan de 3,5 milliards esquissé pour lutter contre la déforestation, l'une des principales causes du réchauffement climatique.

    L'Australie, <st1:personname productid="la France" w:st="on">la France</st1:personname>, le Japon, <st1:personname productid="la Norvège" w:st="on">la Norvège</st1:personname> et <st1:personname productid="la Grande-Bretagne" w:st="on">la Grande-Bretagne</st1:personname> sont également impliqués dans ce projet.

    Ces 3,5 milliards de dollars doivent financer immédiatement la mise en oeuvre, entre 2010 et 2012, du plan d'aide aux mesures de protection des forêts dans les pays en développement.

    La frustration exprimée par certains participants au sommet a trouvé un écho à l'extérieur du Bella Centre où des manifestants ont tenté de pénétrer en vain. La police danoise a interpellé 240 manifestants.

    Version française Pierre Sérisier


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