• La dette Islanndaises soumises à référendum

    La dette islandaise soumise à référendum  

    Bien décidé à surfer sur le mécontentement populaire qu’il a engendré, le président islandais, Olafur Ragnar Grimsson, a refusé hier de ratifier la loi d’indemnisation des 300.000 clients étrangers spoliés par la faillite de la banque Icesave. Il a décidé de soumettre le texte à référendum, comme une pétition le réclamait depuis quelques jours.Presque aussitot l’agence de notation Fitch a annoncé qu’elle abaissait la note de dette à long terme de l’Islande ( de BBB- à BB+), le blocage de la loi entraînant selon elle« une nouvelle vague d’incertitudes ». Il constitue aussi selon l’agence« un revers significatif pour les efforts de l’Islande de restaurer des relations financières normales avec le reste du monde ».

    Une situation financière délicate

    Le texte, voté par le Parlement dans la nuit du 30 au 31 décembre à une courte majorité, vise à demander au contribuable de rembourser, y compris au-delà de 2024 les 3,8 milliards d’euros avancés par le Royaume-Uni et les Pays-Bas aux clients lésés, soit l’équivalent de près de 40 % du PIB de l’île, dont le système bancaire a été emporté à l’automne 2008 par la crise financière. En agissant ainsi, le président Grimsson a pris le risque de déclencher tout à la fois une crise politique, économique avec le Fonds monétaire international (FMI) et diplomatique avec ses créanciers.Le Premier ministre islandais, Johanna Sigurdardottir, a mis tout son poids dans la balance pour arracher l’accord du Parlement. Elle a exprimé hier sa« déception »après la décision du président. Elle devait rencontrer hier les députés de la coalition au pouvoir (sociaux-démocrates et parti économiste) pour décider d’une éventuelle démission de son gouvernement. La semaine dernière, elle avait mis en garde contre les conséquences qu’un tel revirement pourrait avoir vis-à-vis du FMI. Le litige sur Icesave, qui dure depuis l’été dernier, a entraîné des retards dans le versement de nouvelles tranches du prêt d’urgence de 2,1 milliards de dollars accordé par l’institution multilatérale.Un refus par l’Islande de rembourser ses dettes à ses principaux créanciers remettrait certainement en question l’accord de prêt avec Reykjavik et placerait à nouveau l’Islande dans une situation financière délicate. Hier, le FMI a indiqué qu’il allait« consulter »ses Etats membres sur la suite à donner à ce prêt. Le refus islandais risquerait aussi de déclencher une crise diplomatique avec la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, qui ont réagi très vivement hier à l’annonce de l’organisation d’un référendum. A Londres, le gouvernement attend de l’Islande qu’elle assume ses responsabilités.« Nous sommes bien entendu très déçus de la décisison du président Islandais, mais nous pensons que l’Islande respectera ses engagements et remboursera l’argent »a déclaré hier, un porte-parole du Premier ministre Gordon Brown. Le ministère britannique des Finances a ajouté qu’il allait consulter les dirigeants islandais pour résoudre le problème« le plus vite possible ».« Extrême déception »aussi aux Pays-Bas, où le ministère des Finances maintient que« l’Islande doit rembourser cet argent »et attend des explications. Hier, dans la soirée, un communiqué du gouvernement islandais assurait que le pays reste« pleinement engagé »à respecter ses accords.

    CATHERINE CHATIGNOUX

    Mais pauvres Islandais faut rester dans les normes, payé, sinon ………Sinon le système ne fonctionne plus. Faut faire comme les américains trop endettés (voir article) faut refuser.


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