• La France va plaider à l'ONU pour des taxes sur la finance en faveur des pays pauvres (OMD)

    La France va plaider à l'ONU pour des taxes sur la finance en faveur des pays pauvres


     

     

    Au sommet des Objectifs du millénaire ce lundi à New York, Nicolas Sarkozy veut convaincre les autres pays de créer de nouvelles taxes pour aider les pays pauvres.

     

    À cinq ans de la date butoir que s'est fixée la communauté internationale pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), adoptés en 2000 sous l'égide de l'Organisation des Nations unies, l'heure n'est pas à l'autosatisfaction. Tel est le constat que dresseront les chefs d'État et de gouvernement qui se réunissent de lundi à mercredi à New York pour un sommet consacré aux OMD dans le cadre de l'assemblée générale de l'ONU.

    Dans la déclaration finale du sommet, les grands de ce monde doivent avertir que la crise économique internationale « menace de compromettre la réalisation des objectifs du millénaire d'ici à 2015 ». Malgré l'augmentation de l'aide publique au développement ces dernières années, atteignant un montant annuel de 92 milliards d'euros, il manque environ 160 milliards d'euros par an pour remplir les objectifs de développement et environnementaux d'ici à 2020. À Paris, on estime que ni les pays industrialisés ni les plus riches des pays émergents ne pourront combler un tel manque.

    « Mondialiser la solidarité »

    Dans ce contexte, la France compte une fois de plus promouvoir l'urgence des financements innovants, ces flux de fonds substantiels et stables tirés d'activités comme les transports aériens ou les activités financières. Jusqu'à présent, les tentatives de Paris pour rallier la communauté internationale, avec le soutien plus ou moins actif d'une soixantaine de pays, n'ont pas eu l'écho escompté notamment auprès des États-Unis. Mais Nicolas Sarkozy, qui évoquera la question dans son discours lundi, mise sur un récent rapport d'experts (« Mondialiser la solidarité »), confirmant la faisabilité de certaines taxes internationales (sur les activités financières, sur les changes...) pour convaincre. Pour Paris, une éventuelle taxe devrait être d'un montant très faible. On évoque 5 cents sur 1.000 euros d'opération de change, par exemple, ce qui rapporterait à l'échelle mondiale une trentaine de milliards d'euros. La déclaration finale du sommet des OM D devrait officialiser ces financements innovants en les mentionnant explicitement pour « compléter les sources traditionnelles de financement de l'aide sans s'y substituer ».

    Par Laurent Chemineau


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