• La fraude, adjuvant inévitable de la finance ?

    La fraude, adjuvant inévitable de la finance ?  <o p="#DEFAULT"></o>


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    L’auteur, magistrat, porte une accusation qui mérite qu’on s’y arrête      : la fraude ne serait plus un accident mais un ingrédient essentiel de la finance et notamment de la crise des «   subprimes    ». <o p="#DEFAULT"></o>

    L’arnaque <o p="#DEFAULT"></o>

    La finance au-dessus des lois et des règles <o p="#DEFAULT"></o>

    par Jean de Maillard Gallimard, coll. Le Débat, 306 pages, 18,50 euros.


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    Du scandale Enron au scandale Madoff, la délinquance en col blanc est un secteur en plein essor. C’est, dit-on, parce que la finance de marché offre à la fois des tentations et des occasions d’enrichissement facile. La fraude serait donc une déviance marginale, pratiquée par quelques individus particulièrement malhonnêtes. Elle a certes aggravé la crise, mais la cause première de celle-ci, selon l’opinion commune, a été l’imprudence des banquiers et des investisseurs. C’est là, selon Jean de Maillard, magistrat et bon connaisseur de la sphère financière, une vision naïve. On pouvait encore interpréter de cette façon la crise des « savings and loan » aux Etats-Unis, dans les années 1980 : les dérives provoquées par la déréglementation (qui permit à ces  caisses d’épargne de diversifier leurs activités financières), et le développement des « junk bonds » (qui facilitait les manipulations comptables) ont été coûteuses, mais elles restaient des anomalies dans le capitalisme de l’époque. Mais aujourd’hui la fraude est devenue systémique. Elle n’est pas une déviance, mais un adjuvant indispensable du capitalisme financier, une solution répondant à ses nécessités internes. Des nombreux cas décortiqués dans l’ouvrage, on peut retenir le plus significatif, celui des crédits « subprime ». Après l’éclatement de la bulle Internet, au début des années 2000, la spéculation avait besoin d’un nouvel aliment. La hausse des prix de l’immobilier fut alors pour les banques américaines la source d’une double activité fort lucrative : la distribution de prêts au logement et la revente de ces prêts aux investisseurs, sous la forme de produits titrisés. Le développement des crédits « subprime » reposait sur la fraude, à deux niveaux : d’un côté, les courtiers, qui plaçaient les crédits, et les « appraisers » (évaluateurs indépendants) exagéraient systématiquement les revenus des emprunteurs et la valeur des biens pris en hypothèque ; de l’autre, les agences de notation très complaisantes dans leur appréciation des risques liés aux produits titrisés. Ainsi, les banques qui accordaient massivement des crédits ont, en quelque sorte, sous-traité la fraude. La démonstration est vigoureuse, même si l’auteur fait parfois flèche de tout bois pour argumenter sa thèse. Cependant l’ouvrage ne répond pas à la question : peut-on, sans renoncer à l’efficacité économique d’un système fondé sur la libre circulation du capital, le rendre plus honnête, c’est-à-dire plus transparent ? <o p="#DEFAULT"></o>

    Gérard Moatti <o p="#DEFAULT"></o>

    Ce livre est un de ceux    qui vont marquer notre Monde. Je ne suis cependant pas d’accord avec Moatti sur sa dernière phrase.

    « Efficacité économique sur la libre circulation du capital » Si la crise à démontré une chose c’est exactement l’inverse. Et le rendre plus honnête, ce n’est pas seulement plus transparent. Non. Les réponses sont plus proche des livres de Amartya SEN (« L’idée de justice »,  éditions Flammarion ) , et celui de Philippe Kourilsky ( le temps de l’altruisme, préfacer par Amartya SEN), peut être que nous verrons des réponses émerger.
    Il ne faut pas oublier que les systèmes ce sont des hommes avec leur force et leurs faiblesses, et le système actuels a faillit, aussi à cause de nos « petits défauts », nos égoïsme.

    Pour la crise on savait : Le Rapport censuré de Jean de Maillard dépôt légal : novembre 2004


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