• La solitude de Bradley Brkenfeld face à la lutte contre la fraude fiscale

    La solitude de Bradley Birkenfeld face à la lutte contre la fraude fiscale<o p="#DEFAULT"></o>

    <o p="#DEFAULT"> </o>

                L'Américain Bradley Birkenfeld se serait bien vu dans la peau d'un " whistleblower " - ces " lanceurs d'alerte " qui bénéficient de la clémence de la justice pour avoir dénoncé un acte délictueux au sein de leur entreprise. Mais l'ancien gestionnaire de fortune chez UBS, dont le témoignage a permis de mettre au jour un vaste système d'encouragement à la fraude fiscale pratiqué aux Etats-Unis par le géant bancaire, devait purger, dès vendredi 8 janvier, sa peine de prison. En août 2009, une cour de Floride l'avait condamné à quarante mois de détention pour complicité de fraude fiscale, estimant qu'il n'avait accepté de collaborer qu'après avoir été dénoncé par l'un de ses clients.<o p="#DEFAULT"></o>

    Avant de rejoindre sa geôle, M. Birkenfeld, dont les confessions ont obligé UBS à payer aux Etats-Unis une amende de 780 millions de dollars (545 millions d'euros) et poussé 10 000 fraudeurs à se dénoncer, a stigmatisé l'injustice qui lui est faite. Dimanche 3 janvier, dans l'émission " 60 minutes " de la chaîne américaine CBS, il s'est offusqué d'être le seul à payer : " Je leur ai livré la plus grosse affaire de fraude fiscale au monde. J'ai dénoncé 19 000 criminels internationaux et je serai le seul à aller en prison pour cela ? Et pas un seul banquier suisse ? "<o p="#DEFAULT"></o>

    Son avocat, Stephen Kohn, le directeur du National Whistleblowers Center, a déclaré vouloir obtenir pour son client une récompense allant jusqu'à 30 % des sommes récupérées par le fisc américain, soit des dizaines de millions de dollars. Me Kohn expliquait qu'emprisonner l'ex-banquier d'UBS serait " l'une des plus grandes erreurs commises par les Etats-Unis ", et que cela dissuaderait les " autres Bradley Birkenfeld " de se manifester.<o p="#DEFAULT"></o>

    En attendant, la solitude de Bradley Birkenfeld, simple exécutant au sein d'un large système de fraude fiscale, surprend. Aucun membre de la direction d'UBS n'a été inquiété. L'affaire s'est soldée en août 2009 par un arrangement extrajudiciaire obligeant la banque à livrer les noms de 4 450 clients. Le Parti socialiste suisse avait alors déposé une plainte pénale contre les anciens dirigeants d'UBS, Marcel Ospel et Peter Kurer, pour complicité de fraude fiscale. Bradley Birkenfeld se disait prêt à coopérer. En vain : à la mi-décembre 2009, le parquet de Zurich, qui n'a même pas pris la peine d'entendre l'ex-banquier, a renoncé à ouvrir une enquête. <o p="#DEFAULT"></o>

    Agathe Duparc (Genève, correspondance)

    <o p="#DEFAULT"> </o> A Méditer


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :