• La Suisse , nouveau paradis fiscal

    <st1:personname productid="la Suisse" w:st="on">La Suisse</st1:personname> , nouveau paradis fiscal

    Par Marc Fiorentino , PDG d'Allofinance.com

    chronique du « contrarian »

    On avait du mal à imaginer que <st1:personname productid="la Suisse" w:st="on">la Suisse</st1:personname> accepterait aussi facilement une atteinte aussi brutale à son identité nationale. Non. Je ne parle pas du référendum sur les minarets. C'est du secret bancaire qu'il s'agit. Le secret bancaire est à <st1:personname productid="la Suisse" w:st="on">la Suisse</st1:personname> ce que le vin est à <st1:personname productid="la France" w:st="on">la France</st1:personname>, un élément essentiel du patrimoine de la nation. Il faut dire que <st1:personname productid="la France" w:st="on">la France</st1:personname> lui a servi un prétexte en or sur un plateau. Cette pantalonnade autour d'un fichier mystérieux agité par Éric Woerth sur les plateaux télés, fichier dont on apprend finalement qu'il a été volé par un employé de la banque HSBC Genève, ce n'est pas franchement délicat quand on cherche à créer une atmosphère de saine camaraderie. <st1:personname productid="la Suisse" w:st="on">La Suisse</st1:personname> vient donc de gagner quelques mois. Cela va permettre aux banques suisses de finir d'organiser le transfert des « petits comptes » cachés des Français vers des cieux plus hospitaliers, principalement vers Hong Kong ou Singapour, et de ne pas être soumis à la deadline du 31 décembre. Car il ne faut pas se tromper : <st1:personname productid="la Suisse" w:st="on">la Suisse</st1:personname> a fait un choix. Et elle ne reviendra pas en arrière, malgré les péripéties du fichier volé. Elle veut changer son business model. Et changer son image. Elle est donc prête à sacrifier les « petits comptes » des fraudeurs, ceux inférieurs à 5 millions d'euros environ (oui, pour <st1:personname productid="la Suisse" w:st="on">la Suisse</st1:personname> , moins de 5 millions d'euros, c'est un petit compte…), pour s'acheter une nouvelle virginité et devenir un vrai paradis fiscal blanchi prêt à accueillir les gros évadés fiscaux en tant que… résidents. L'effet ne s'est pas fait attendre. Cela fait des semaines maintenant que les gros patrimoines mais aussi les directions européennes de grandes entreprises et maintenant des hedge funds se ruent en Suisse pour s'y installer. Au cœur de l'Europe, à quelques heures de toutes les grandes capitales, voici le plus beau paradis fiscal qu'on puisse imaginer. Oubliez les îles Caïmans ou autres destinations exotiques à réputation sulfureuse…

    Cela fait des semaines que les gros patrimoines mais aussi les directions européennes de grandes entreprises et maintenant les hedge funds se ruent en Suisse pour s'y installer.

    Par Marc Fiorentino , PDG d'Allofinance.com


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