• " Le danger d'une coupure entre la France d'en haut et la France d'en bas "

    d'une coupure entre <st1:personname productid="la France" w:st="on">la France</st1:personname> d'en haut et <st1:personname productid="la France" w:st="on">la France</st1:personname> d'en bas "Alain Juppé :


    LES QUESTIONS DU MERCREDI France Inter " Le Monde " avec DailyMotion

               

    Vous avez vivement protesté la semaine dernière contre la réforme de la taxe professionnelle. Le chef de l'Etat va-t-il trop vite en besogne ?

    J'ai utilisé une expression un peu forte, mais, après tout, pour se faire entendre, il faut parfois pousser un coup de gueule. Si j'ai pu blesser ou offenser le président de <st1:personname productid="la R←publique" w:st="on">la République</st1:personname>, j'ai dit que je le regrettais. Mais, sur le fond, je n'en démords pas, cette réforme a été mal étudiée. Qu'on supprime la taxe professionnelle parce que c'est une charge qui handicape nos entreprises, d'accord, mais les collectivités locales ont besoin de ressources. On va supprimer une partie très importante de leurs ressources propres pour les remplacer par une dotation de l'Etat dont on ne sait jamais comme elle évolue. C'est pour cela que les élus locaux sont inquiets, mais je pense que l'on va trouver une solution. De plus en plus, les lois qui sortent du Parlement ne sont pas celles qui y rentrent. C'est un fait nouveau. Il y a peut-être un hyperprésident, mais il y a peut-être aussi un début d'hyper-Parlement.



    A quoi sert le premier ministre, dans ce nouveau système ?

    Il ne se débrouille pas si mal. Il a un discours de responsabilité. Il rappelle un certain nombre de choses, à savoir qu'on ne peut pas durablement dépenser beaucoup plus qu'on ne gagne, même quand on est l'Etat. Et puis il est au contact de la majorité parlementaire, donc il joue son rôle.



    Il rassure une droite qui est parfois un peu perturbée par Nicolas Sarkozy ?

    On peut le dire comme ça, mais c'est un peu polémique, donc je ne le dirais pas.



    La majorité n'est-elle pas tourneboulée ?

    Elle se pose des questions. Depuis quelque temps, un certain nombre d'événements s'accumulent qui peuvent soulever des états d'âme, mais l'essentiel n'est pas là. Il est de savoir comment on va sortir de cette crise. Les mois qui viennent ne vont pas être faciles, parce que le chômage va continuer à s'aggraver. C'est là-dessus qu'il faut se battre.



    L'élection attendue de Jean Sarkozy à la présidence de l'EPAD vous choque- t-elle ?

    Sur le plan du droit, il n'y a rien à dire. C'est une élection, pas une nomination. Sur le plan de l'opportunité, chacun apprécie en fonction de son propre code.



    Vous lui conseilleriez de renoncer ?

    Je n'ai pas de conseil à donner. Je suis devenu très modeste.



    Les Français ont l'air choqués.

    Je comprends qu'il y ait des réactions d'incompréhension, voire des critiques. J'ai un blog, et je reçois beaucoup de messages en ce sens. Le danger est permanent d'une coupure entre <st1:personname productid="la France" w:st="on">la France</st1:personname> d'en haut et <st1:personname productid="la France" w:st="on">la France</st1:personname> d'en bas, c'est pour cela que la vie locale est si importante.



    Vous coprésidez avec Michel Rocard la commission sur le grand emprunt. <st1:personname productid="la France" w:st="on">La France</st1:personname> n'est-elle pas suffisamment endettée ?

    Beaucoup de Français se le demandent. Mais il faut préparer l'avenir, et en particulier favoriser la transition vers une économie verte. Nous avons un formidable effort de recherche à faire pour développer des énergies nouvelles. Si nous voulons rester compétitifs, il faut aussi investir dans la recherche et l'innovation. Très vite, les Chinois vont faire des avions aussi performants que les nôtres. Il faut préparer l'avion du futur, qui consommera 50 % de carburant de moins.



    Henri Guaino, le conseiller spécial du président, rêve d'un emprunt à 9O milliards ou 100 milliards d'euros. Et vous ?

    Je me suis interdit de donner des chiffres, parce que nous ne sommes pas au bout de notre travail. Mais je vais quand même vous dire quelque chose : 100 milliards, sûrement pas.



    Ce sera plutôt moitié moins ?

    Cinquante milliards, c'est très certainement la limite haute.

    Propos recueillis par Jean-François Achilli et Françoise Fressoz
    Alain Juppé Maire (UMP) de Bordeaux
    http://www.dailymotion.com/video/xat66d_alain-juppe-et-pascal-legitimus-les_news l’émission en entier Avec Pascal Légitimus trop lourde pour le blog.



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