• Les actions ne sont pas une panacée à long terme

    Les actions ne sont pas une panacée à long terme

    <o p="#DEFAULT"> </o> Par Guy Marchal le 28/01/2010

    <o p="#DEFAULT"> </o>L’analyse historique des marchés boursiers relativise l’adage selon lequel les actions constituent un investissement sûr, à long terme.

    <o p="#DEFAULT">A long terme, nous serons tous morts », aimait à plaisanter J.M. Keynes. Pour les investisseurs institutionnels, la boutade de l’économiste a aujourd’hui un goût amer après dix années noires et deux krachs sur les marchés d’actions. « Une décennie cauchemardesque pour Wall Street », soulignait le Wall Street Journal en décembre, précisant que <st1 personname="#DEFAULT" productid="la Bourse" st="on" w="#DEFAULT">la Bourse</st1>  américaine venait de vivre la pire décennie en termes de performance depuis… 1830, aux origines du capitalisme. Pire donc que les années 1930 de <st1 personname="#DEFAULT" productid="la Grande Dépression." st="on" w="#DEFAULT">la Grande Dépression.

    Po</st1>ur des générations d’économistes et d’investisseurs au long cours nourries de l’idée que dans le lointain, les actions offrent le meilleur rendement entre tous les actifs financiers, les
    premières années du XXIe siècle inclinent à une remise à plat radicale des convictions.

    Eviter les pièges
    L’histoire boursière recèle de nombreux enseignements pour les investisseurs de long terme. Si elle confirme que les actions ont un potentiel d’autant plus important qu’il est éloigné, elle confirme aussi que le cours du temps est rempli de pièges. A long terme, les actions peuvent aussi déboucher sur des pertes et les indices boursiers monter vers des pics, mais aussi s’alanguir sur des plateaux ou tomber dans des creux qui peuvent durer fort longtemps, vingt ans et plus. Mais pour qui est prêt à affronter les grands cycles, les actions américaines et leur 6 % en moyenne annuelle depuis 1900 sont la confirmation au moins sur le plan statistique qu’il n’y aurait pas meilleur placement.

    Un rapport du Conseil d’analyse économique rédigé par Olivier Garnier, chef économiste du groupe Société Générale , et David Thesmar, professeur de finance à HEC, intitulé Epargner à long terme et maîtriser les risques financiers, indique à partir de l’exemple américain entre 1872 et 2008 que si la fréquence de la sous-performance des actions contre les obligations est de 38 % à 1 an, elle est de 16 % à 10 ans et de 1 % à 20 ans.
    Mais à côté de la valeur relative des actions (par rapport aux obligations d’Etat ou aux rendements monétaires), il y leur valeur absolue, intrinsèque. A partir du cas du S&P 500, « depuis 1871, une détention de 30 ans n’a pas permis d’être certain d’éviter des moins-values. Pour être sûrs à 100 % de ne pas faire de moins-values réelles (hors inflation), il fallait avoir un horizon d’investissement de 60 vans  », explique Cyril Blesson, directeur de la recherche économique de Seeds Finance. D’où l’importance du réinvestissement des dividendes dans les calculs des économistes : « Un investissement avec dividendes réinvestis a nécessité un horizon de placement de plus de 18 ans pour préserver la valeur du capital dans 100 % des cas historiques depuis 1871 », ajoute Cyril Blesson.
    Réinvestir les dividendes est donc une condition indispensable. Les économistes émettent d’ailleurs un certain nombre de réserves avant de tirer les leçons d’une analyse historique des indices boursiers américains. Tout d’abord, il ne faut pas perdre de vue que les Etats-Unis sont passés entre le début et la fin du XXesiècle d’un statut d’économie émergente à celui de première puissance économique de la planète, qui plus est, épargnée par les guerres qui ont frappé l’Europe.
    Ensuite, il s’agit de s’entendre sur la notion de long terme : 20 ans n’ont rien à voir avec 50 ans, et même à cet horizon, il n’existe pas de certitudes définitives. Il convient également de ne pas trop chercher des espérances de rendement à partir des indices boursiers dont la composition change vite à l’échelle de l’histoire. Le syndrome est connu, c’est le « biais du survivant. Par définition, les indices ne conservent que les gagnants », indique Pierre Sabatier, stratégiste chez PrimeView, organisme indépendant de recherche financière.

    « Bear market »
    Enfin, entre le XXe siècle et le passé récent, une différence majeure est intervenue. « Le ‘leverage’ des institutions financières n’existait pas en 1929, poursuit Pierre Sabatier.Pas plus que la bulle d’endettement des ménages. Avec le ‘leverage’, l’équilibre offre-demande du marché actions n’est plus le même.  »
    « L’histoire la plus récente montre un ‘bull market’ entre 1983 et 2000 avec des marchés structurellement haussiers dans un contexte de désinflation - magique pour les actions -, de déréglementation financière, d’innovations technologiques et d’entrée des pays émergents dans le commerce mondial, résume Pierre Sabatier. Depuis 2000, nous avons vécu la fin de ce processus et sommes entrés dans un ‘bear market’ masqué par les marchés émergents jusqu’en 2007. Le ‘deleveraging’ vient à peine de commencer et nécessitera une dizaine d’années pour revenir à la moyenne historique de l’endettement. » Et de se demander si « les marchés d’actions ne vont pas prendre la forme de tôle ondulée à la japonaise faite de cycles de six à neuf mois ». En d’autres termes, la période de désinflation entamée en 1983, idéale pour les actifs financiers, est en train de laisser la place à un autre modèle. Or, les marchés financiers ont la déflation en horreur et détestent l’inflation quand elle galope à plus de 6 % l’an.

    Avenir incertain
    Les investisseurs institutionnels n’ont donc pas fini de s’inquiéter en scrutant l’avenir. Des inquiétudes renforcées par la perspective d’importantes modifications règlementaires comme Solvabilité II pour les compagnies d’assurances ou des normes de levier et de fonds propres pour les institutions financières. Ils craignent qu’elles ne portent en germe un éloignement
    de ces acteurs des marchés d’actions. « On peut attendre de ces nouvelles réglementations des effets en deux temps  », relativise Olivier Garnier. « Tout d’abord, ces contraintes vont amener certains investisseurs institutionnels à réduire leurs allocations en actions, explique l’économiste.  Cela sera donc négatif pour les prix des actions. Mais les rendre moins chères, c’est aussi, dans un deuxième temps, leur donner des perspectives à long terme plus attractives pour ceux qui pourront les acheter. »


    Levier financier amoindri et contraintes réglementaires supplémentaires : vouloir lire l’avenir dans les cendres du passé est un exercice plus aléatoire que jamais. <o p="#DEFAULT"></o></o>

     

    Je le savais, nous l’avions démontré dans un article parut fin 2000 et publié par la documentation Française. Je l’ai laissé entendre souvent sur ce blog.

    Mais cela pose beaucoup de problèmes :
    1. Quelle méthode de gestion pour tous nos institutionnels et autres zinzins, ils gèrent pour le long terme, mais les actions ne sont pas la panacées. Alors !!!

    2. Que penser de tous ces gestionnaires de patrimoine qui nous disent de prendre du risque en étant jeune, et de désensibiliser nos portefeuilles à mesure que nous vieillissons. Bien sur il on même automatiser cela dans certains contrats. Faux.

    3……….j’arrête la,

    La solution c’est évidement d’investir et de faire des arbitrages en fonction du cycle dans lequel on se trouve. Des expériences on étaient faite , mais aucune théorie ne permet d’expliquer les résultats, le risque pris, etc…Donc difficilement répliquable  et reste lié à une entité ( personne, département, etc..) par essence faillible.


    Mais le point un pose d’autres questions : Si tout le monde vend dans un cycle baissier (ou l’inverse), que se passe-t-il ? Actuellement un certain nombre d’investisseurs « les mains fortes » ne font cela qu’a la marge, mais demain.
    Le débat sur les pertes de certains fonds gouvernementaux ( Norvège par exemple, notre fonds de retraite, etc…) pendant la crise et donc sur leur gestion en porte les germes.
    Je vous laisse conclure……


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