• Les émotions n’épargnent aucun type d’investisseur

    Les émotions n’épargnent aucun type d’investisseur  

    Professionnels et particuliers sont en théorie égaux devant leurs émotions, qui les submergent au moment de prendre leurs décisions de placement. Si les premiers parviennent globalement à mieux en limiter l’impact négatif sur leurs performances, ils ne parviennent guère pour autant à laisser leurs sentiments de côté.

    « Si vous ne savez qui vous êtes, la Bourse est un endroit bien dangereux pour le découvrir. »Cet adage s’est encore vérifié durant la crise. Revue des petits biais psychologiques et autres mauvaises manies qui ont coûté bien cher à certains investisseurs, petits ou grands, durant la « tornade du siècle ».lExcès de confiance.Les investisseurs ont la fâcheuse tendance à surestimer leurs propres capacités d’analyse et de prévisions des marchés, cours… Un biais observé de longue date, et pas seulement dans la finance et la gestion, mais dans la plupart des secteurs (médecine, droit, industrie).« L’excès de confiance fait que les investisseurs croient à tort comprendre les marchés et être capables d’anticiper et prévoir ses fluctuations de court terme, y compris dans des circonstances extrêmes (crise…). Un biais qui les incite à ne pas regarder et à utiliser toutes les informations disponibles mais à se fier à quelques signaux personnels (intuition) pour prendre leurs décisions de placement »,explique dans son ou vrage (1) Mickaël Mangot, chercheur en finance comportementaleet consultant. Ainsi, Robert Shiller de l’université de Yale avait interrogé plusieurs centaines d’investisseurs – institutionnels et particuliers – dans la semaine qui avait suivi le krach d’octobre 1987. 29 % des sondés avaient déclaré qu’ils savaient le jour même de cet événement à quel niveau le marché rebondirait… La moitié de ceux qui ont acheté des actions ce jour-là l’ont fait en estimant pouvoir prédire le rebond de Wall Street.l« L’effet de disposition ».Un titre en perte est un désaveu cinglant pour l’investisseur, car il jette le discrédit sur la sagesse de ses décisions passées. C’est une morsure à l’ego, la preuve tangible qu’il n’est sans doute pas le Warren Buffett qu’il aurait rêvé être. D’où la tentation de laisser le temps passer pour que le titre remonte. C’est le fameux « pas vendu, pas perdu » qui a ruiné nombre de petits porteurs. Les chercheurs ont ainsi mis en lumière ce qu’ils appellent « l’effet de disposition », la tendan ce qu’ont les investisseurs à conserver plus longtemps leurs titres perdants que gagnants. Ainsi prennent-ils leurs bénéfices trop vite sur les actions sur lesquelles ils ont obtenu des gains et gardent-ils trop longtemps leurs valeurs en perte.lL’aversion aux regrets.Les investisseurs n’aiment pas éprouver de regrets à l’égard de leurs placements, notamment quand ils baissent : avoir vendu trop tard, trop bas.« Le niveau de satisfaction de l’investisseur n’est pas tant dépendant de sa performance, même toute récente, que de l’image qu’elle lui renvoie de lui-même »,souligne Mickaël Mangot. Une étude sur les petits porteurs américains montre qu’ils ont tendance à céder leurs titres gagnants quand ils peuvent s’attribuer la paternité de ce succès. A l’inverse, leurs pertes sont moins durement ressenties, et sans doute conservées plus longtemps, lorsque c’est l’ensemble du marché qui recule. Dans ce cas, ils n’éprouvent pas le regret d’avoir mal investi puisque tous les investisseurs sont collectivement punis.

    N. A.-K.

    (1) « Psychologie de l’investisseur et des marchés financiers », Mickaël Mangot, Dunod.

    C'est l'aspect peut être le plus important pour un investisseurs en bourse. Et je peut en parler personnellement de même que Daniel.
    Mangot et de ce point un livre à toujours avoir a porté de main


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