• Les enquêtes se multiplient en Europe

    Les enquêtes se multiplient en Europe  

    L’accusation de fraude par le gendarme de la Bourse américaine (SEC) contre Goldman Sachs fait craindre aux investisseurs que ce nouveau rebondissement n’ouvre la voie à une multitude de contentieux.

    En Europe, plusieurs régulateurs ont réagi à l’annonce de l ’enquête de la SEC. Tour d’horizon des principaux foyers de risques.

    1. Allemagne. Le ministère des Finances allemand a précisé qu’  IKB  était la seule banque du pays impliquée dans l’enquête menée par la SEC. L’établissement, qui a frôlé la faillite en 2007 et a perdu la quasi-totalité des 150 millions de dollars investis dans des titres immobiliers de Goldman Sachs sur lesquels enquête le gendarme américain de la Bourse, a indiqué hier qu’il passait en revue l’ensemble de ces transactions financières. A l’instar du gouvernement allemand la veille, IKB a précisé hier qu’elle se réservait la possibilité d’intenter des poursuites en justice si elle découvrait des éléments à charge contre la banque américaine.

    2 Grande-Bretagne.  Royal Bank of Scotland  avait payé 840 millions de dollars (625 millions d’euros) en août 2008 à Goldman Sachs pour liquider une position acquise par ABN AMRO, dont la banque britannique avait repris certaines activités. Si les accusations de la SEC aboutissent, elle pourrait donc réclamer une partie de cette somme à Goldman. De son côté, l’autorité des services financiers (FSA) a confirmé qu’elle examinait aussi les circonstances relatives à la plainte américaine contre Goldman Sachs. Le Premier ministre, Gordon Brown, a toutefois tenu à souligner qu’il n’était« pour l’heure »pas question de stigmatiser la banque dans son ensemble mais bien de condamner la« faillite morale »de certains de ses employés, en particulier du Français Fabrice Tourre, à l’origine du produit structuré mis à l’index. Gordon Brown a d’ailleurs réclamé de Lloyd Blankfein, le patron de Goldman Sachs, qu’il atteste de l’ignorance de sa banque quant à de tels agissements.

    3. France. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a indiqué qu’« à ce stade, nous n’avons pas d’éléments qui nous laisseraient penser que ces possibles agissements frauduleux aient pu être perpétrés »dans l’Hexagone. Le gendarme de la Bourse a toutefois précisé qu’il suivait la situation. L’Autorité de contrôle prudentiel, chargée de superviser les banques, a, elle, indiqué n’être pas directement concernée par l’enquête, le volet commercialisation des produits étant suivi par l’AMF.( on se défausse comme d’hab. mais regardez nos banques, surtout les mutualistes)

    4.Pays-Bas. L’affaire a suscité la réaction de  Rabobank  . Le groupe bancaire néerlandais a ainsi vu dans les accusations de la SEC une preuve de plus de la légitimité de sa propre plainte déposée en juin dernier contre la banque américaine Merrill Lynch, qu’elle accuse de lui avoir fait perdre 45 millions de dollars en lui cachant des« informations vitales ».

    5.Union européenne. Plus globalement, les accusations contre Goldman Sachs nourrissent l’argumentaire des partisans d’une régulation renforcée des produits dérivés en Europe. Michel Barnier, le commissaire européen chargé des marchés financiers, a ainsi rappelé hier sa volonté de présenter en juin des propositions en ce sens.« Le commissaire a la conviction que nous devons mettre un terme à ces années d’opacité et de comportements secrets dans ce secteur »,a résumé sa porte-parole, Chantal Hughes.

    ( oui vous avez inventé la MIF entre autres , qui en termes d’opacité on ne fait pas mieux. Le seul marché ( titres) ou l’offre et la demande sont vraiment identifié, instantanée vous l’avez rendu opaque pour créer des « dark pool » et autres transactions minutes. Balayez devant votre porte.)

    N. R.

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