• Les investissements en chute libre dans le private equity

     

    Par Stéphanie Salti, à Londres

    le 18/08/2009

     

     

     

    De janvier à juin, les transactions ont reculé de 80 % dans le monde, laissant présager une fin d’année 2009 difficile

     

     

    Le private equity poursuit cette année le ralentissement entamé en 2008. Selon une étude publiée par l’IFSL (International Financial Services London), un institut indépendant assurant la promotion des établissements financiers britanniques, les investissements en matière de private equity ont décliné de 80 % dans le monde à 24 milliards de dollars au cours des six premiers mois de l’année 2009, soit la performance la plus médiocre enregistrée depuis douze ans.


    Dès lors, les transactions soutenues par les fonds de private equity n’ont représenté de janvier à juin que 3,5 % du volume de l’ensemble des opérations de fusions-acquisitions enregistrées au niveau mondial. A titre de comparaison, ce pourcentage était de 7 % en 2008, soit le niveau le plus bas depuis 2001.


    Les niveaux de levées de fonds sont également fortement en baisse : alors que 2008 avait enregistré un déclin de 8 % à 450 milliards de dollars, moins de 100 milliards de dollars ont été levés au cours du premier semestre 2009. Durant cette période, 30 projets de levées de fonds ont été abandonnés, soit le même nombre qu’en 2008 et deux fois plus qu’en 2007 (14).


    Dans un secteur en proie aux difficultés, les fonds secondaires, qui se spécialisent dans l’acquisition des positions détenues par des institutionnels dans des fonds de capital-investissement, parviennent à tirer leur épingle du jeu : selon l’IFSL, près de 15,6 milliards de dollars ont été levés sur ces marchés entre janvier et juin cette année, marquant ainsi déjà un nouveau record annuel (7,4 milliards de dollars en 2008). Mais en dépit du montant de ces levées de fonds, la valeur des opérations sur ces marchés secondaires n’a atteint que 2 milliards de dollars jusqu’à présent, « les vendeurs potentiels devant encore s’adapter aux prix bas que les acheteurs offrent actuellement » selon l’IFSL.


    Dans l’ensemble, le cabinet d’études table sur la poursuite du ralentissement des investissements au deuxième semestre : « Bien que les banques resteront les plus gros prêteurs des sociétés de capital-investissement, d’autres participants pourraient entrer sur ce marché dans la mesure où quelque 500 milliards de dollars de prêts sur les transactions existantes devront être refinancés au cours des prochaines années », conclut Marko Maslakovic, auteur de l’étude.


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