• Les sujets de dissension se multiplient avant le G20

    Obama s'oppose à un plafonnement des bonus dans la finance. Berlin accuse Londres de « défendre les privilèges de <st1:personname productid="la City" w:st="on">la City</st1:personname> ».

    La reprise aura-t-elle raison de la réforme du système financier international ? Le sentiment que l'économie mondiale était au bord du gouffre avait permis de faire du G20 de Londres, le 2 avril, un véritable succès. Les grandes puissances s'étaient serré les coudes pour délivrer un message fort destiné à restaurer la confiance. Malgré les appels répétés du FMI à faire preuve de détermination, les sujets de discorde semblent se multiplier au même rythme que les signes de reprise économique.

    Barack Obama ne veut pas entendre parler de plafonnement des bonus. Le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück accuse le Premier ministre britannique Gordon Brown de « défendre les privilèges de <st1:personname productid="la City" w:st="on">la City</st1:personname> ». <st1:personname productid="La Chine" w:st="on">La Chine</st1:personname> entend bien profiter du G20 pour dénoncer les mesures protectionnistes de Washington sur les importations de pneus chinois. L'Europe continentale traîne des pieds pour laisser davantage de place aux pays émergents au sein du FMI.

    Les chefs d'État et de gouvernement européens se retrouvent demain soir à Bruxelles pour tenter de forger une position commune avant le sommet du G20. Mais l'opposition clairement affichée de Barack Obama à un plafonnement des bonus douche sérieusement les espoirs d'arriver à une position commune sur le sujet lors du G20 de Pittsburgh les 24 et 25 septembre. « Pourquoi limiter la rétribution des dirigeants de banques de Wall Street et pourquoi pas les entrepreneurs de <st1:personname productid="la Silicon Valley" w:st="on">la Silicon Valley</st1:personname> ou les joueurs de football de <st1:personname productid="la NFL" w:st="on">la NFL</st1:personname> ? », s'est interrogé le président américain sur Bloomberg TV.

    cheval de bataille

    « Ce n'est de toute façon pas le plafonnement des bonus qui va permettre de rétablir la stabilité financière dans le monde », relativise Jacques Mistral, économiste à l'institut français des relations internationales (Ifri), qui préfère souligner la communauté de vue des États-Unis et de l'Union européenne sur la question de la régulation financière.

    Reste que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont fait de la question des bonus un véritable cheval de bataille. L'Élysée fait déjà savoir que le président pourrait à nouveau menacer de quitter la table s'il juge que le G20 ne va pas suffisamment loin. Pour la chancelière allemande, l'enjeu du G20 est également national, les Allemands renouvelant leur Parlement le 27 septembre.

    Pour Jacques Mistral, « le vrai clivage oppose l'Europe continentale au Royaume-Uni ». Le chancelier de l'échiquier britannique, Alistair Darling, a réitéré en début de semaine son opposition à l'idée d'un plafond (exprimé en pourcentage des bénéfices), rappelant au passage que les rémunérations ne sont qu'un élément annexe du contrôle des banques.

    De même, <st1:personname productid="la Grande-Bretagne" w:st="on">la Grande-Bretagne</st1:personname> est plus proche des États-Unis que du reste de l'Europe en ce qui concerne la hausse des fonds propres des banques. <st1:personname productid="La France" w:st="on">La France</st1:personname> notamment ne veut pas en entendre parler, estimant que les établissements hexagonaux n'ont pas à payer pour les erreurs des autres. Mais du côté britannique, la nationalisation de trois banques rend cet objectif inévitable.

    Des dissensions se font également jour sur une réforme du FMI visant à assurer une meilleure représentation des pays émergents. Mais plusieurs pays européens refusent, par exemple, d'abandonner leurs sièges au conseil d'administration du FMI au profit d'un siège unique pour la zone euro. Paris souhaite une négociation englobant tous les aspects de la réforme. Une position qui ressemble beaucoup à une manœuvre dilatoire.


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