• Martin Bouygues part en guerre contre les taxes du président Sarkozy

    Martin Bouygues part en guerre contre les taxes du président Sarkozy

    Lors de la présentation des résultats 2009 du groupe Bouygues, qui réunit TF1, Bouygues Telecom, Colas, Bouygues Immobilier et Construction, son PDG, Martin Bouygues, s'est livré à une attaque en règle, diapositives à l'appui, contre les réformes et les nouvelles taxes qui, à son sens, affectent l'audiovisuel et les télécommunications.

    " En vingt-deux ans, les métiers de l'audiovisuel ont connu 24 lois et 16 décrets renforçant sans cesse nos obligations en matière de diffusion, de production, et limitant la publicité... TF1 est la chaîne la plus réglementée d'Europe. Qu'avons-nous fait au Bon Dieu pour mériter un tel traitement ? ",  s'est-il plaint, en constatant que, dans le même temps, le Web, les moteurs de recherche, les sites de partage vidéo et les réseaux sociaux ne sont, eux, entravés d'aucune obligation ni ponction financière.

    M. Bouygues a pointé du doigt les taxes de plus en plus nombreuses qui pèsent sur sa chaîne : " Sur 100 euros de publicité télévisée, nous devons en reverser 38 pour subventionner nos propres concurrents, le cinéma, la radio, la presse écrite, France Télévisions, la production audiovisuelle... Cette concurrence peut-elle être durablement déséquilibrée ? Que fait la police ? ", s'est interrogé le propriétaire de TF1, dont les recettes publicitaires ont chuté de 13 % en 2009.

    " La vache à lait de l'Etat "

    En abordant les comptes de la branche télécommunications, qui a, en 2009, contribué pour 422 millions d'euros aux bénéfices du groupe, sur un total de 1,319 milliard d'euros, M. Bouygues a critiqué les nouvelles taxes instaurées par son, pourtant, ami proche, Nicolas Sarkozy : " Les télécoms sont devenues la vache à lait de l'Etat ", avec la taxe audiovisuelle et la redevance de licence de troisième génération, sans compter la baisse des tarifs des appels SMS, décidés par l'Autorité de régulation des télécommunications (Arcep). " Les nouvelles taxes pèsent pour 50 millions d'euros supplémentaires dans nos comptes, nous sommes très inquiets de cette pénalisation. Ces impôts nouveaux compensent largement les éventuelles baisses liées à la suppression de la taxe professionnelle ", a-t-il estimé.

    Autre sujet d'irritation : le déploiement de la fibre optique pour l'Internet très haut débit. L'Arcep a opté pour la pose de plusieurs fibres, estimant qu'elle favoriserait la concurrence. "  Un choix inutile et ruineux ", qui coûterait 5 milliards d'euros.

    Pour 2010, le PDG est circonspect : le groupe prévoit un chiffre d'affaire de 30 milliards d'euros, en retrait de 4 % après la baisse de 3 % de l'année écoulée. " En 2009, notre priorité, reflet de notre prudence et de notre angoisse face à l'incertitude de la période, a été d'améliorer notre trésorerie et de réduire notre dette - passée de 4,9 à 2,7 milliards d'euros - . Mais nous ne sommes pas sortis de la crise et nous gardons ces priorités, en restant très prudents et opportunistes sur les investissements. Nous n'achèterons que les bonnes affaires ", a promis M. Bouygues.

    I. R.-L.

    Ne serait-ce pas aussi une partie du problème ces patrons français qui ne regardent que leurs profits. Mais je croyez qu’il était amis.


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