• « Petites » Dépêches de fin de semaine :

    « Petites » Dépêches de fin de semaine :

    G20 : Brown veut présenter aux banques la facture de leur prise de risques  AFP le 07/11/2009 à 20:48

    Londres a appelé samedi à la mise en place d'un "contrat social" entre les banques et les contribuables qui les ont aidées pendant la crise, envisageant explicitement parmi les moyens d'y parvenir l'instauration d'une taxe de type "Tobin".

    En visite surprise à Saint Andrews, en Ecosse, où étaient rassemblés les ministres des Finances et banquiers centraux du G20, le Premier ministre britannique Gordon Brown a donné une tonalité morale à la réunion.

    Il a demandé que "les marchés financiers mondiaux soient mieux alignés sur les valeurs du plus grand nombre : travail, responsabilité, intégrité et justice" et suggéré la discussion "d'un contrat social et économique qui reflète mieux la responsabilité mondiale des institutions financières envers la société".

    L'idée de voir les banques contribuer elles-mêmes dorénavant au "fardeau" de leur sauvetage a été énoncée au G20 des chefs d'Etat de Pittsburgh, en septembre. Le Fonds monétaire international (FMI) a été chargé de "préparer un rapport" sur les façons manières d'y parvenir.

    M. Brown a évoqué les options samedi : entre autres, une "prime d'assurance reflétant le risque systémique" ou une "taxe sur les transactions financières internationales".

    L'instauration de cette dernière apparaîtrait révolutionnaire. Elle s'apparenterait à la taxe proposée dans les années 70 par l'économiste James Tobin pour ralentir la volatilité sur le marché des changes, prônée ensuite par le mouvement altermondialiste, mais qui n'a jamais vu le jour en raison de difficultés techniques supposées.

    Le thème en revient de temps en temps. L'ancien président Jacques Chirac, qui en approuvait le principe, a lancé une taxe sur les billets d'avion, appliquée dans une trentaine de pays, qui a permis de récolter en deux ans un milliard de dollars destinés à acheter des médicaments pour les pays pauvres.

    En août, le propre patron de l'Autorité britannique des services financiers (FSA), Adair Turner, a suggéré "une taxe Tobin" pour "faire cesser les rémunérations excessives dans un secteur financier hypertrophié" et en partie "socialement inutile".

    L'ONG Oxfam a sauté de joie après le discours de M. Brown. "Les banques vont peut-être bientôt passer à la caisse" pour "réparer les dégâts causés par leur cupidité", a déclaré Max Lawson, un responsable de l'association, qui y a vu la possibilité d'une manne annuelle de 690 milliards de dollars pour les plus pauvres.

    Enthousiasme prématuré. Le sujet "n'a pas été du tout discuté" au G20, ont indiqué le président de <st1:personname productid="la Banque" w:st="on">la Banque</st1:personname> centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet et le secrétaire américain au Trésor, Tim Geithner.

    L'agitation suscitée par le discours de M. Brown a contraint le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn à donner des explications. La piste qui a la préférence du FMI est en fait celle de la prime d'assurance, car une taxe Tobin est "très difficile, en fait impossible", à appliquer selon lui.

    Le FMI envisage un système où les banques les plus régulées paieraient moins, et les moins régulées, comme les banques américaines, paieraient davantage.

    M. Strauss-Kahn a indiqué que "l'argent de cette prime serait accumulé", non pas à destination des pays pauvres mais pour "qu'en cas de nouvelle crise, (on ne soit pas) obligé de faire appel à l'argent des contribuables". Mais il a noté qu'on est encore "loin du compte" en termes de consensus.

    La ministre française Christine Lagarde, qui trouve pour sa part la suggestion "très bonne", comme l'Allemagne ou <st1:personname productid="la Suède" w:st="on">la Suède</st1:personname>, a souligné que "certaines idées doivent faire leur chemin" avant de convaincre, et que "la consultation était à peine ouverte".

    Reprise inégale et fragile, banques sous-capitalisées, selon le FMI : AFP le 07/11/2009 à 17:36

    Le Fonds monétaire international a prévenu dans un rapport au groupe des pays riches et émergents du G20 publié samedi que la reprise économique était "inégale" et pourrait caler.

    "L'économie mondiale est revenue à la croissance après une chute spectaculaire. La reprise est cependant inégale et ne s'alimente pas encore d'elle-même, notamment dans les économies avancées", a expliqué le FMI dans ce rapport présenté aux ministres des Finances et banquiers centraux du G20, à l'occasion d'une réunion à Saint Andrews (Ecosse).

    "Un risque dominant est que la reprise cale", a-t-il ajouté, appelant à éviter "un retrait prématuré des politiques expansionnistes monétaires et budgétaires".

    "Tout rebond durable de la demande du secteur privé sera probablement freiné par la disponibilité limitée du crédit, le souhait des ménages de rétablir leur santé financière et l'augmentation du chômage au cours de 2010", a prévenu le FMI.

    L'institution multilatérale a souligné combien le système financier restait fragile.

    "Les conditions financières ont continué de s'améliorer, mais sont toujours loin d'être normales", et "les systèmes bancaires restent sous-capitalisés, souffrant d'un héritage d'actifs à problème et, de plus en plus, de prêts non performants", a relevé le Fonds.

    Dans ces conditions, le FMI a estimé qu'un autre risque était d'une part "qu'on laisse traîner les réformes financières" et d'autre part, que les pays du G20 maintiennent des déficits publics élevés.

    "Les stratégies de sortie budgétaires doivent être transparentes, exhaustives, et communiquées clairement maintenant, avec pour but d'abaisser la dette publique à des niveaux prudents selon un calendrier expressément spécifié", a répété le FMI.

    L'institution avait publié quatre jours plus tôt un "Rapport de surveillance budgétaire" trimestriel, où elle concluait que les déficits budgétaires des économies développées allaient peu diminuer malgré le retour de la croissance, et s'inquiétait de la dérive de la dette publique.

    Le Fonds a énoncé dans son rapport samedi sept "principes au retrait de la politique" de soutien à l'économie.

    Il recommande entre autres aux pays du G20, même si le calendrier de cette stratégie de sortie dépendra des conditions locales, de rester en coordination les uns avec les autres.

    Enfin, en matière de politique monétaire, il considère qu'il sera possible pour les banques centrales de relever leurs taux d'intérêt tout en maintenant leurs mesures exceptionnelles d'aide au crédit. "La politique monétaire non conventionnelle n'a pas forcément besoin d'être retirée avant de relever les taux directeurs", a écrit le FMI.

    Mais aussi :

    Le tireur d'Orlando était surendetté : Associated Press le 07/11/2009 à 02:57
    Et encore :
    Faillite de <st1:personname productid="la United Commercial" w:st="on">la United Commercial</st1:personname> Bank
    Les autorités américaines ont annoncé, vendredi 6 novembre, avoir fermé <st1:personname productid="la United Commercial" w:st="on">la United Commercial</st1:personname> Bank (UCB), établissement de dépôt de Californie présent également en Chine et dont la chute est la quatrième plus grosse faillite bancaire de l'année aux Etats-Unis.
    Ce qui donne :

    faillites US 2009

    117

    81%

    faillites US 2008

    25

    17%

    faillites US 2007

    3

    2%

    Total

    145

     

     

     

     

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