• Plus l'impôt est élevé, plus les ménages aisés dépensent

    Plus l'impôt est élevé, plus les ménages aisés dépensent

    C'est le résultat d'une étude de Moody's. Le niveau d'imposition est devenu un enjeu majeur de la campagne légistative.

    Barack Obama le martèle depuis la semaine dernière : pas question de prolonger pour une nouvelle période de dix ans les avantages fiscaux accordés aux ménages les plus fortunés - ceux qui déclarent des revenus annuels supérieurs à 250.000 dollars - par son prédécesseur à la Maison-Blanche, George W. Bush. Le président américain pourrait être conforté par une étude de Chris Cornell, économiste chez Moody's Analytics. Se fondant sur des données officielles remontant à 1989, il a analysé l'attitude des ménages gagnant plus de 210.000 dollars par an en matière d'épargne, et ce, en fonction de l'évolution de leur taux d'imposition. Et a constaté que lorsque le Congrès, sous l'impulsion du président Bill Clinton, décide, en 1993, de relever le taux d'imposition pour les plus riches de 31 % à 39,6 %, leur niveau d'épargne est passé de 12,1 % au deuxième trimestre 1993 à 9,5 % au premier trimestre 1994.

    En revanche, lorsque les élus décident, sous l'ère Bush, en juin 2001, de ramener leur taux d'imposition à 35 %, l'épargne de ces ménages progresse de 2 % au deuxième trimestre 2001 à 2,8 % au premier trimestre 2002. Cette tendance se confirme en mai 2003, à l'occasion d'une nouvelle baisse du taux d'imposition. Celui de l'épargne passe de 2,2 % au deuxième trimestre 2003 à 7,6 % au premier trimestre 2004.

    Autrement dit, les ménages aisés préfèrent dépenser plutôt qu'épargner lorsqu'ils sont plus fortement imposés - ce qui est bon pour l'activité économique. Chris Cornell souligne toutefois que les 5 % des ménages les plus fortunés sont en fait davantage concentrés sur l'évolution de la Bourse que sur celle de la fiscalité...

    Outre-Atlantique, le niveau d'imposition est devenu un enjeu majeur de la campagne législative, d'autant qu'une prorogation des mesures Bush représenterait un manque à gagner de 700 milliards de dollars pour le fisc. Robert Jules

    Tiens encore des paradigmes qui changent, pas encore en France, mais pourquoi pas ?


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