• Un nombre accru de banques américaines ont un bilan fragilisé

    Un nombre accru de banques américaines ont un bilan fragilisé

     

    Par Virginie Deneuville

    le 17/08/2009

     

     

     

    Cent cinquante établissements affichent un taux de créances douteuses supérieur à 5 % à fin juin, soit deux fois plus qu'il y a un an .

     

     

    Le seuil de 5 % de créances douteuses rapportées à l’ensemble des prêts, considéré auparavant par les régulateurs comme un risque de faillite, est aujourd'hui dépassé par un nombre élevé de banques américaines. Selon des données de Bloomberg, 150 établissements cotés affichaient un taux supérieur fin juin 2009, un nombre qui a plus que doublé en un an. 300 banques affichaient par ailleurs un taux supérieur à 3 %, contre 50 établissements accusant un taux de plus de 10 %.

    « Face à un pourcentage de 3 %, je serais inquiet sur l’existence de problèmes sous-jacents. A 5 %, le risque est que les régulateurs classent les banques dans une catégorie d’établissements non-sains et fragiles », estime Walter Mix, dirigeant du cabinet de conseil LECG. Les principales banques dépassant le seuil de 5 % incluent la société Marshall & Ilsley du Wisconsin et le groupe Synovus Financial en Géorgie.

    Les ratios de 5 % ne conduisent pas systématiquement à la faillite, les banques conservant des matelas de sécurité en termes de capitaux. Ces derniers leur permettent d’établir des réserves servant à absorber les créances douteuses. « Les banques présentant un plus fort ratio de capitaux rapportés à l’ensemble de leurs actifs (equity to assets ratio) sont mieux armées pour supporter ce type de pertes », rappelle un économiste.

    Les régulateurs comparent dès lors le ratio de prêts non-rentables au ratio capitalistique d’une banque pour discerner celles qui sont le plus en difficulté. Trois des huit banques ayant fait faillite en août, à savoir <st1:personname productid="la First Bank" w:st="on">la First Bank</st1:personname> de Floride, <st1:personname productid="la Community National" w:st="on">la Community National</st1:personname> Bank et <st1:personname productid="la Community First" w:st="on">la Community First</st1:personname> Bank de l’Oregon, présentaient ainsi des pourcentages de créances douteuses supérieurs à 6 % et des ratios « equity to assets » inférieurs à 4,5 %.

    Toutefois, « alors qu’un taux de 5 % peut être fatal pour les sociétés de crédit immobilier aux particuliers, les prêteurs dans l’immobilier commercial peuvent soutenir des taux plus élevés », explique un professionnel, indiquant que les prêts commerciaux sont assortis de taux d’intérêt plus importants en raison d’un risque accru.

    L’absence de paiement de la part des consommateurs et des petites entreprises a conduit 77 prêteurs à déposer le bilan cette année, soit le plus haut niveau depuis 1992, selon Bloomberg.

     

     

     


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