• Washington s’alarme du coût de la mise sous tutelle de Fannie Mae et Freddie Mac

    Washington s’alarme du coût de la mise sous tutelle de  Fannie Mae  et  Freddie Mac
       

    Au lendemain de l’annonce d’une perte massive de 74 milliards de dollars de Fannie Mae, les républicains réclament une audition parlementaire sur l’avenir des deux géants du refinancement hypothécaire.

    De notre bureau de new york.

    Malgré l’optimisme de Warren Buffett sur la reprise du marché résidentiel américain en 2011, les inquiétudes s’accroissent sur l’héritage de la bulle du « subprime ». Au lendemain de la publication des pertes abyssales de Fannie Mae et Freddie Mac pour 2009 (100 milliards de dollars à eux deux), un duo d’élus républicains de poids de la Chambre des représentants a réclamé une audition parlementaire d’urgence sur l’impact du renflouement des deux entreprises nationalisées « de facto » en septembre 2008, sur l’avenir des finances publiques américaines. Face à la récente décision du Trésor de ne pas consolider les engagements de Fannie Mae et Freddie Mac dans le budget fédéral, certains observateurs s’inquiètent de l’opacité de la gestion de ces deux acteurs clefs du marché immobilier américain au statut hybride.« Le sauvetage en cours de Fannie et Freddie, et l’absence de ’stratégie de sortie’ de l’administration ont de profondes implications pour la santé future de l’économie américaine et la solvabilité fiscale du gouvernement fédéral »,estiment les élus républicains Darrell Issa et Jim Jordan dans une lettre au président du comité de la Chambre des représentants pour la surveillance et la réforme du gouvernement.

    Critiques

    Paradoxalement, c’est à l’initiative de l’administration Bush que les deux grandes agences de refinancement ont été placées sous la tutelle du nouveau régulateur du refinancement hypothécaire (FHFA) en septembre 2008, et se sont vu doter d’un statut spécial de « government sponsored enterprises » (GSE) contrôlées à 79,9 % par le Trésor.Mais les républicains critiquent surtout la récente décision de l’administration Obama de couvrir sans limitation les engagements des deux entreprises pour les trois années à venir, en faisant sauter le plafond de 400 milliards de dollars.« L’administration continue de contrôler étroitement la situation des GSE et fournira des mises à jour sur la réforme à long terme de Fannie Mae et de Freddie Mac, le moment venu »,a indiqué la Maison-Blanche lors de la présentation du budget 2011 début février. Mais certains analystes s’étonnent que le gouvernement ait décidé d’exclure du budget fédéral les 6.300 milliards de dollars d’engagements de Fannie Mae et Freddie Mac en renvoyant à plus tard leur restructuration. D’autant que le directeur du budget, Peter Orszag, avait précédemment critiqué une décision analogue de l’administration Bush en 2008.

    Un nouveau rôle clef

    Les inquiétudes sur l’inflation des engagements des deux géants du crédit hypothécaire coïncident avec la décision de l’administration Obama de leur confier un rôle clef dans l’aide aux ménages surendettés confrontés à la menace de saisies immobilières. Selon les calculs du Congressional Budget Office (CBO), le renflouement de Fannie Mae et Freddie Mac devrait se traduire par un coût de 389 milliards de dollars sur dix ans pour le contribuable américain, avec une prévision de perte moyenne annuelle de 8 milliards de dollars même dans le cas d’une stabilisation rapide du marché du logement.« Nous ne pensons pas qu’il soit nécessaire de consolider les obligations complètes de Fannie et Freddie dans le budget de la nation, même si nous jugeons très important de garantir aux investisseurs internationaux que nous prendrons toutes les décisions nécessaires pour assurer leur stabilité »,a récemment expliqué le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, devant le comité budgétaire de la Chambre des représentants. En revanche, il a exclu toute réforme du statut des deux agences avant 2011. Face aux critiques sur le statut hybride des deux institutions dans lesquelles le Trésor a déjà injecté 127 milliards de dollars, l’administration Obama dispose d’un argument massue : l’état de leurs comptes permet difficilement d’envisager leur privatisation à court terme.

    PIERRE DE GASQUET

     

    Sans Commentaires. Mais en langage clair faillite (et a tous les niveaux) .Et la aussi triche sur les bilans, etc…


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