
<st1:personname productid="La Commission" w:st="on">La Commission</st1:personname> européenne persiste et signe. Elle a refusé, hier, d’octroyer à <st1:personname productid="la France" w:st="on">la France</st1:personname> un délai supplémentaire pour ramener son déficit sous la barre des 3 % de PIB instaurée par le Pacte de stabilité et de croissance. L’échéance retenue par Bruxelles reste 2013, alors que, la veille encore, Christine Lagarde, la ministre française de l’Economie, et Eric Woerth, le ministre du Budget, avaient estimé que ce retour dans les clous ne serait pas possible avant 2014.« J’ai eu une conversation avec Mme Lagarde et je sais parfaitement ce qu’elle pense »,a expliqué Joaquin Almunia, le commissaire chargé des Affaires économiques et financières, qui a obtenu l’aval de l’ensemble du collège des commissaires pour rester intraitable.« Je suis persuadé que les délais proposés aujourd’hui sont appropriés et réalistes »,a ajouté le commissaire, qui avait déjà prolongé d’un an les délais précédemment prévus, comme le permet le pacte en cas de circonstances exceptionnelles, en proposant les dates de 2013 pour <st1:personname productid="la France" w:st="on">la France</st1:personname> et l’Espagne, de 2014 pour l’Irlande et de 2014-2015 pour le Royaume-Uni. Bruxelles fixe également la date de 2013 à l’Allemagne, aux Pays-Bas, à l’Autriche, à <st1:personname productid="la République" w:st="on">la République</st1:personname> tchèque, à <st1:personname productid="la Slovaquie" w:st="on">la Slovaquie</st1:personname>, à <st1:personname productid="la Slovénie" w:st="on">la Slovénie</st1:personname> et au Portugal, pays pour lesquels la procédure pour déficit excessif n’a été ouverte qu’en octobre, et l’échéance de 2012 à <st1:personname productid="la Belgique" w:st="on">la Belgique</st1:personname> et à l’Italie. Seules, pour l’instant, <st1:personname productid="la France" w:st="on">la France</st1:personname> et <st1:personname productid="la Belgique" w:st="on">la Belgique</st1:personname> contestent ces délais, les ministres des Finances devant se prononcer lors de leur prochain rendez-vous le 2 décembre.
<st1:personname productid="La Commission" w:st="on">La Commission</st1:personname> précise qu’à partir de 2010, conformément aux intentions exprimées par son gouvernement, <st1:personname productid="la France" w:st="on">la France</st1:personname>« devra chercher à réaliser un ajustement budgétaire ambitieux de 1,25 point de pourcentage de PIB par an en moyenne. Cela devrait permettre à l’endettement public, qui devrait augmenterde20 points de pourcentageentre 2008 et 2011 pour atteindre 87 % de PIB, de recommencer à baisser ». Un nouveau bras de fer pourrait donc s’engager entre <st1:personname productid="la France" w:st="on">la France</st1:personname> et <st1:personname productid="La Commission" w:st="on">la Commission</st1:personname>, mais Paris risque de se trouver isolé parmi les grands pays de la zone euro. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, ne semble pas disposé à aider Christine Lagarde.« Réduire les déficits entre 2011 et 2013 correspond parfaitement à nos idées… Le Pacte de stabilité n’est pas négociable »,a-t-il déclaré. Son homologue française risquant de se trouver bien seule début décembre lorsque les ministres européens des Finances devront adopter ces propositions.La veille, les stratégies de sortie de crise avaient été au centre des discussions, à Bruxelles, du Conseil des ministres des Finances. La présidence suédoise en avait profité pour mettre sous pression le Royaume-Uni en vue d’obtenir un accord sur le renforcement de la supervision financière européenne. Si les Européens n’atteignent pas cet objectif avant la fin de l’année, ils« auron[t]échoué à tirer les leçons de la crise »,a prévenu le ministre suédois des Finances, Anders Borg. Enfin, en matière de coopération entre les fiscs européens, un projet de directive a été renvoyé à décembre, les délégations s’opposant sur la nature des informations à partager.
