
Trop d'usines. Le monde compte beaucoup trop d'usines. Le constat qui ressort des statistiques officielles comme de ce que vivent au jour le jour les chefs d'entreprise est sans appel : avec la récession, l'industrie mondiale traverse une impressionnante crise de surcapacités. Au pire moment, cet été, les usines américaines n'étaient utilisées en moyenne qu'à 68 % de leurs capacités. Le plus bas niveau enregistré depuis 1967. Un score anémique par rapport au taux de 85 % atteint les très bonnes années et même par rapport à la moyenne de 81 % enregistrée au cours des trois décennies précédentes. […..]
Le bilan ? Dans les pays émergents, la crise de surcapacités ne devrait modifier qu'à la marge le dispositif industriel. En revanche, « aux Etats-Unis et dans la zone euro, elle a accéléré le rythme de la désindustrialisation », constate Patrick Artus, de Natixis, dans une note toute récente. Ajoutant, peu optimiste : « Les gouvernements affichent leur volonté de réindustrialiser les économies. Mais cela va se révéler très difficile, sinon impossible. La croissance modeste attendue aux Etats-Unis et en Europe s'ajoute à l'écart de coûts de production pour accroître encore les délocalisations vers les pays émergents. »

C’est un grand défi de ce capitalisme financier. En bonne logique économique, les prix et la croissance devraient « chuter ». Résultat choix entre « Stagflation » ou « déflation ». renforce le scénario de la nouvelle lettre le W sans la dernière branche.
Lien : Quelle reprise (et ces conséquences) ? Faisons le point.