
Marche arrière. Quelques mois après avoir pointé du doigt le milieu de la titrisation, accusé d’avoir diffusé le risque des crédits immobiliers à risque amé ricain et de propager la crise, le président du Conseil de stabilité financière (FSB), Mario Draghi, a appelé de ses vœux une relance de ces transferts de crédits.« Dans les deux à trois prochaines années, nous allons assister à un tassement du financement, notamment des obligations arrivant à maturité[…]autant pour les banques que pour les grands groupes », a-t-il expliqué. Pour refinancer ces dettes arrivant à maturité, les régulateurs doivent inciter les banques à prêter sur une durée plus longue, notamment en relançant la titrisation de dette, a-t-il ajouté. En titrisant leurs prêts, les banques se libèrent de la capacité financière pour octroyer de nouveaux crédits. Cependant, le président du FSB a précisé qu’« il ne s’agirait pas du même type de titrisation que nous avons eu avant la crise ». Les titres cédés seraient, désormais, plus transparents et moins complexes.
Depuis l’été dernier, les régulateurs ont pourtant tenu un discours inverse. Ils ont multiplié les réglementations pour durcir l’exercice de ces transferts. Au mois de juillet, la Banque des règlements internationaux (BRI, lire ci-contre) a soumis une révision des règles de pondération en fonds propres Bâle II exigeant une plus forte charge en capital des titrisations. Dans le même temps, la Commission européenne a publié une série d’amen déments sur le sujet. En décembre, c’était au tour de la Banque centrale européenne d’ouvrir une consultation afin de renforcer les obligations d’in formation sur les prêts sous-jacents aux opérations de titrisation à moyen long terme (ABS).Cela dit, ces rappels à l’ordre des régulateurs semblent plutôt avoir profité à la reprise du marché. En Europe, sur les trois premiers trimestres de 2009, les émissions ont atteint quelque 319 milliards d’euros. C’est certes la moitié de l’exercice précédent, un millésime historique (711,3 milliards) grâce à un dernier trimestre exceptionnel. En réalité, à ce niveau d’émission, le marché a retrouvé ses capacités des années 2006 et 2007. De même aux Etats-Unis, plus de 1.000 milliards d’euros ont été émis de janvier à septembre 2009, plus qu’en 2008.
Mario Draghi, patron du FSB, estime qu’« un tassement du financement » est à prévoir.Minnella/Graffiti/ROPI-REA
Ben voyons, on le jure c’est pas la même chose, regardez les avantages….Décidément