Excès de création monétaire |
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Hausse de la demande des biens et services |
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Excès de la demande par excès aux capacités de production |
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Hausse des prix |
Excès de création monétaire |
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Hausse de la demande d’actifs financiers et immobiliers |
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Hausse des prix des actifs financiers et immobiliers |
Le scénario le plus plébiscité, c'est une reprise en U, c'est-à-dire que les pays vont rester dans le creux sur une longue période avant de voir repartir leur économie. Ce serait le cas en France, selon le Premier ministre François Fillon, mais aussi aux Etats-Unis où l'accumulation des dettes risquent de laisser place à une période de désendettement et donc de stagnation de la consommation. Dans un article du Financial Times, l'économiste américain Nouriel Roubini, opte pour ce schéma de croissance : "Il y a ceux -comme moi - qui croient que qu'elle aura la forme d'un U, anémique et inférieure à sa tendance pour au moins deux ans". Il était l'un des seuls à avoir prévu l'éclatement de la crise financière, il y a un an...
En bref, après plusieurs trimestres de croissance rapide, la tendance s'inverserait durablement. Nouriel Roubini s'appuie sur les chiffres du chômage qui, "dans les économies développées, sera supérieur à 10% en 2010" pour appuyer son propos. Le manque d'emplois, la crise de la solvabilité - qui va "limiter la capacité des banques à prêter, des ménages à dépenser et des sociétés à investir" - et l'endommagement à la base du système financier, autant d'arguments qui justifient selon lui, une croissance stagnante et très lente sur une période relativement longue.
Les différents plans de relance mondiaux mis en place ont relancé l'économie mais ne seront plus de soutien bientôt.
Un autre schéma possible se dessine, celui d'une reprise en W. Comme sa courbe l'indique, le "W" fait un peu l'effet d'une montagne russe où les décrochages succèdent aux rebonds. Une flèche de remontée sera suivie d'une flèche de chute ou de ralentissement avec comme résultat, à la longue, la destruction d'emplois de longue durée cette fois. Le W, que Nouriel Roubini nomme aussi "double-dip récession", "récession à double creux", pourrait sévir si les gouvernements refusent la hausse des déficits publics, réduisent les dépenses et augmentent la fiscalité. Un enchaînement de faits qui empêcherait la reprise économique. Pire, il ferait "basculer l'économie dans la stag-deflation (récession puis déflation)", affirme l'économiste et professeur à l'Université de New-York. Ce scénario en W pourrait aussi être causé par une envolée des taux d'intérêt à long terme, ce risque est essentiellement américain parce que les taux à long terme en Europe sont restés très bas.
Il y a aussi les optimistes ( ou les indécrottables du capitalisme financier), qui croient en un redémarrage rapide de l'économie. On s'appelle cela une reprise en V, précise, rapide, durable. Trop beau pour être vraie en France et en Europe, au vue de la conjoncture. Les Etats-Unis, "au centre de la reprise" selon le FMI, ne semblent pas non plus pouvoir jouir d'une telle embellie car les plans de soutien aux marchés financiers vont finir par s'atténuer et sans doute inverser le rythme de croissance. En revanche, les pays asiatiques pourraient jouer les premiers rôles dans ce genre de scénario.
A l'inverse, il y a ceux qui balancent vers un scénario "catastrophe", avec peu ou aucune reprise possible. Comme le symbolise la lettre L, après un pic de décroissance, les Etats se figeraient dans une longue et lancinante immobilité...Si <st1:personname productid="la France" w:st="on">la France</st1:personname> semble épargnée, "L, où le surendettement des États précipite la faillite de certains d'entre eux, peut-être l'Irlande ou <st1:personname productid="la Gr│ce" w:st="on">la Grèce</st1:personname> ou l'Espagne, et immobilise le reste du monde sur une ligne droite". Mais des changements à long terme peut être « salutaire ».
Je suivrais ces scénarios, et je les « éclaireraient » si possible avec des graphiques.
Complément :
Points économiques : la crise n'est pas finie
Production industrielle et vente de détail
EVolution du PIB
Baisse de l'inflation en Europe, attention danger !!!
France :
L'investissement manufacturier en France
Point de vue :
Une crise qui ne règle pas les problèmes qui l'ont générée Daniel Cohen