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Expliquer la finance et l'économie par un praticien. Participer a la compréhension d'une matière d'abord difficile mais essentielle pour le citoyen.

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Des faits ..........et des idées

Obama promettait une mise au pas de Wall Street. Il a redonné cette semaine à 10 banques américaines leur « licence to kill ».

 Le pauvre contribuable américain se retrouve englué avec tous les investissements pourris, d’AIG à GM en passant par Fannie Mae ou Freddie Mac mais il voit partir les seuls actifs sur lesquels il aurait pu gagner de l’argent. Bye bye Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan et les autres qui vont à nouveau pouvoir spéculer librement et verser des bonus sans contrôle…
Commentaires du 27/4/2009
Finances publiques 

Le G20 devait briser les hedge funds.  On a appris cette semaine que mai a été un des mois les plus profitables pour la communauté des fonds spéculatifs : + 5.23 % en moyenne, soit une hausse de 9,43 % depuis janvier.
Bulle Geitner G20 suite 18/04/2009 

En France, Christine Lagarde relance la créativité financière que l’on croyait enterrée avec la crise  des subprimes. La voilà qui s’inspire du modèle bancaire toxique pour proposer la création d’un « hors-bilan » pour l’État Français dans lequel on mettrait le « faux » déficit public, celui qui est dû à la crise. Comme si le fait de l’isoler le ferait disparaître.

Finances publiques 

Et les « stress tests » des banques européennes !

Les estimations sont critiquées par les superviseurs bancaires, qui les jugent excessives. Ils contestent l'hypothèse du FMI estimant qu'on trouverait des subprimes - ces crédits toxiques américains à l'origine de la crise -, dans tous les pays d'Europe.

Mais le FMI reste sur ses positions. " L'Europe a ses propres subprimes ", affirme l'un de ses économistes.
" Nos subprimes à nous, c'est l'Europe de l'Est ", précise même Daniel Cohen, économiste à l'Ecole normale supérieure. " C'est un facteur de vulnérabilité, en particulier pour les banques allemandes ", souligne-t-il. Les Pays de l'Est menacés par la Banqueroute 

En outre, du fait de la récession, estimée à 4,6 % en 2009 en zone euro, les défaillances d'entreprises et de ménages risquent de s'accélérer. Et " les banques peuvent faire face à une situation explosive en fin d'année ", alerte l'économiste Philippe Brossard.
Ainsi, pour Elis Parisi, économiste pour le cabinet d'analyse RGE Monitor à New York, " si les risques sont différents, la situation des banques européennes est tout aussi délicate que celle des établissements américains ".

Zone euro poids des systèmes bancaires  

Grêle de mauvaises statistiques sur les bourgeons de la reprise :

Les  états l'Union américaine (Illinois, Ohio, Vermont, Floride, Arizona, Alaska, New York, Nevada et bien sur <st1:personname productid="la Californie" w:st="on">la Californie</st1:personname>) présentent des déficits fédéraux s'étageant entre -22 et -32%.

Sur les huit premiers mois de l'exercice budgétaire 2009 (qui a démarré le 1er octobre 2008), le déséquilibre budgétaire global des Etats-Unis a plus que triplé par rapport à la période correspondante de l'exercice 2008/2009. Il s'élève à 992 milliards de dollars (contre un cumul de 320 milliards de dollars en mai 2008), soit 11% du PIB en rythme annuel.

Il suffit d'évoquer la contraction de la masse des crédits hypothécaires alloués ces dernières semaines et l'explosion du taux de défaut de paiement sur les cartes de crédit. La situation est à ce point critique que les associations interprofessionnelles de l'immobilier pressent le Congrès US de porter la déduction fiscale pour l'acquisition d'une résidence principale de 8 800 $ à 22 000 $ -- et même d'étendre la mesure aux résidences secondaires.

Le coût d'une telle mesure se chiffrerait en dizaines de milliards de dollars de pertes de recettes fiscales immédiates... mais cela vaut peut-être le coup d'essayer, si cela peut enrayer en quelques mois la spirale baissière sur le prix des logements.

Ce sont en effet pas moins de 14 500 milliards de dollars de prêts immobiliers qui bénéficieraient d'une rémission.
Et la situation est à ce point dégradée outre-Atlantique qu'il faudrait une hausse massive de la fiscalité pour endiguer le processus : de quoi congeler irrémédiablement les "bourgeons de reprise" dont les médias ne cessent de nous annoncer l'éclosion.

 

En France, cela ne se présente pas mieux : le montant des crédits accordés aux ménages a plongé de 28% sur un an. Les prêts immobiliers, en déclin de 3% au mois de mai, sont en recul de 36% par rapport à la période correspondante de 2008.

Certes, les prix ne reculent pas autant qu'aux Etats-Unis, mais les transactions étaient en chute libre de 40% au premier trimestre. Les vendeurs se laissent convaincre que c'est "moins pire" que ce que les économistes prédisaient... et refusent donc de baisser leurs prétentions. Du coup, ils ne trouvent pas d'acheteurs solvables : c'est typiquement un marché de dupes !

 

La résurgence de l'appétit pour le risque résulte essentiellement du climat psychologique créé par une hausse des cours boursiers hors norme. Hausse par ailleurs étayée par une intense campagne médiatique visant à imposer l'anticipation d'un scénario de reprise en "U", au lieu de la stagnation en "L" qui devrait découler de la prise en compte objective d'un faisceau d'indices techniques incontestablement négatifs au sein des pays développés.

Si certains acteurs économiques mettent en avant un évanouissement progressif de l'aversion au risque, ce n'est pas dans le domaine du crédit aux particuliers ou aux entrepreneurs que cette embellie se manifeste.

Il semblerait que cela se situe plutôt du côté des stratégies spéculatives, avec un retour en force des investisseurs institutionnels sur le marché si volatil et moutonnier des matières premières (avec l'aveu assez fréquent d'une peur de rater la hausse).

Je reste  extrêmement méfiant s'agissant de mouvements boursiers dont les causes apparaissent obscures.

 

J’ai une idée pour que le tableau soit complet : et si on prêtait à nouveau de l’argent à des ménages incapables de le rembourser pour qu’ils puissent acheter une maison ?

La boucle serait bouclée.

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Merci, a bientôt
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